SONIA BACKES À L’ONU DÉFEND LA POSITION DES LOYALISTES DEVANT LE COMITÉ DE DÉCOLONISATION

Infatigable Sonia Backes ! Après les séances marathon de Paris à l’issue desquelles le gouvernement français a finalement retenu la date du 12 décembre pour la tenue du troisième et dernier scrutin d’autodétermination de la Nouvelle-Calédonie, la leader des Loyalistes s’est rendu à New York pour s’exprimer devant le Comité de Décolonisation de l’Onu.

Pour mémoire, la Nouvelle-Calédonie est inscrite depuis 1986 sur la liste des pays à décoloniser, et la France, pour donner toute la légitimité internationale au processus  inscrit dans l’Accord de Nouméa, invite des observateurs des Nations Unis lors des référendums prévus.

Selon l’Onu, la situation de décolonisation peut être constatée notamment soit par l’accession d’un territoire à la souveraineté pleine et entière, soit par l’adoption d’un statut librement consenti au sein de l’ex-puissance administrante. Ainsi, l’accession à l’indépendance n’est pas le seul cas qui conduit à retirer un territoire de la liste des pays à décoloniser.

Depuis de nombreuses années, seul le FLNKS se préoccupait de la question onusienne en se rendant régulièrement à New York. A plusieurs reprises, les défenseurs du maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France, par un statut librement consenti,  ont également effectué cette démarche pour éclairer de leur point de vue le « Comité 24 ».

En s’exprimant le mardi 15 juin devant les membres du comité de décolonisation, à la veille de l’ultime scrutin du mois de décembre, Sonia Backes éclaire l’instance de l’Onu sur la situation réelle de la Nouvelle-Calédonie en 2021, quant à ses liens avec la France. Une situation qui, de fait, ne devrait plus être assimilée à des relations dites « coloniales ». Ce faisant, elle participe directement à la démarche visant à sortir la Nouvelle-Calédonie de la liste des pays à décoloniser en cas de victoire du « Non » le 12 décembre prochain.