« OUI » ? LA FIN DES HARICOTS !

Ohé matelots,

Ben y a pas à tortiller de l’arrière train qui sifflera trois fois, avec le « oui » à l’indépendance, pour la Calédonie, c’est la fin des haricots. Les vrais, ceux de chez nous, les « haricots Païta » ! J’ai bien lu les 44 pages que nous a aimablement fuités Wamytan : c’est du gros calibre, de quoi dégommater un boulouk de cerfe. Si y a l’indépendance, la Calédonie se vide de tout : plus de sous, les gens partent, les citoyens locaux y perdent la nationalité française, les profs du secondaire, y sont plus payés, les enseignants du privé, de la Dec, de la Felp, de l’Asse, y reçoivent jusse quelques kilos de taros à la fin du mois, les 9500 fonctionnaires d’Etat, y sont nommés à Roubaix-Tourcoing. Et pi tout. La retraite, la Cafat, les visas pour les Wallisiens, les visas pour aller en Frônce, et tout le bastringue.

Remarquez que pour la sécurité en métropole, c’est une bonne affaire : les 600 policiers nationaux à nous, y viendront en renfort de tous leurs collègues métros. A Roubaix-Tourcoing, c’est eux qui seront … les 22.000 !

Bon. Ceci étant, on n’y est pas encore. Heureusement. Le temps que d’ici là, les frères de lutte y se soient mis d’accord pour trouver un président de leur gouvernement, y a de l’eau qui va couler sous le pont de Tontouta …

Allez, rompez, matelots.

L’Amiral