LA GRANDE CARAVANE SE DIRIGE VERS PARIS

Ohé matelots, comme chantaient antan Stan et Yanita, « La grande caravane » va se mettre en mouvement pour se rendre au caravansérail du grand Oasis de Paris. Là, les voyageurs seront accueillis par le Calife des Outre mer, accompagné de son wali, qui leur servira le thé vert sous sa tente de la rue Oudinot. Se dérouleront alors les salmalecs de rigueur avant la première grande rencontre avec le Grand Vizir.

Il sera question, bien sûr, de la situation des émirats et plus particulièrement de celui de Nouvelle-Calédonie, dont la grande autonomie fut accordée il y a déjà trente années. Là-bas, plusieurs beys se disputent le pouvoir, ce qui rend plus complexe la gestion de ce territoire lointain, au delà de l’Orient.

Avec le Grand Vizir, et après de nouveaux salamalecs d’usage, commenceront les mufawadat, les discussions sur l’avenir de l’émirat. Cela risque d’être fort difficile tant les beys sont divisés dans leurs convictions. L’absence de l’un d’entre eux apportera certainement une supplémentaire complexité dans les échanges prévus.

Puis toute la caravane aura l’insigne honneur d’être reçue par le jeune Sultan qui leur adressera la parole souveraine. Sera-ce-suffisant pour éclairer les préalables mufawadat ? Seul l’avenir le dira, car si tout est écrit, rien ne l’est aussi.

Oh matelots, reprenez vos esprits ! Si j’ai enwoyé un coup de langage d’Orient, c’est biscotte je vais vous rappeler un truc : Amiral, ça vient de Emir, et que émir de la mer, ça se dit en arabe « amir al bahr ». Ça vous en bouche un coin, n’est-il pas ? Où ça vous en bouche un trou, comme dit Nenesse de Pouébo !

L’Amir-al