QUE DEVIENT LE NOUVEAU GOUVERNEMENT ?

A l’issue de la démission collective des élus indépendantistes, le gouvernement Santa est tombé. C’était le 17 février. Un mois plus tard, c’est toujours le gouvernement Santa qui gère la nouvelle crise du Covid. Les partis indépendantistes sont-ils en négociation ? Les décisions actuellement prises relèvent-elles des affaires courantes ? Mais si l’Exécutif actuel ne les prenait pas, que se passerait-il pour les Calédoniens ? Autant de questions qui doivent laisser les observateurs extérieurs dubitatifs et une majorité de Calédoniens médusés.

LA COLLÉGIALITÉ CHAQUE JOUR
Le gouvernement est collégial. C’est un constat, pas une règle de fonctionnement. Dans la gouvernance collégiale, les responsabilités sont partagées et l’autorité est distribuée entre plusieurs personnes. Chacune est responsable d’une partie de l’activité générale et elles prennent ensemble les décisions importantes.

Tous les membres sont à égalité de voix et prennent ensemble les décisions à la majorité ou en recherchant le consensus. Le consensus est une recherche, pas une règle de fonctionnement.

Pour exercer sa collégialité, le gouvernement calédonien doit établir une concertation interne, aussi étendue que possible. C’est ce que visiblement fait le gouvernement Santa dans la gestion du Covid. Et c’est, semble-t-il, la pratique qu’il assurait précédemment.

LE CONFLIT DE L’USINE DU SUD RÉSOLU
A l’issue d’une série de réunions entre les parties concernées, et avec la « facilitation » du président du Congrès, une solution  été trouvée pour résoudre le conflit de la reprise de l’usine du Sud.

Cet accord a été établi alors que le nouveau gouvernement n’est toujours pas en place. Les partis politiques ont, en revanche, engagé leur parole pour ce qui concerne la modification du Code minier par le Congrès, pour le mettre en harmonie avec certains termes de l’accord.

POURQUOI UN NOUVEAU GOUVERNEMENT ?
En droit et en politique, les indépendantistes étaient libres de faire chuter le gouvernement Santa. Mais l’examen de la situation actuelle fait que les arguments relatifs à une prétendue absence de collégialité et concernant la résolution du conflit de l’usine du Sud tombent …

Dans ces conditions, seule l’ambition de mettre en œuvre une nouvelle politique est de nature à expliquer la « censure » de fait de l’Exécutif. Les jours qui passent doivent aboutir à dévoiler ce nouveau programme.

Mais en son absence, tout cela se réduit à une manœuvre et à des querelles de personnes. Désolant.