MOTION DE CENSURE ANNONCÉE CONTRE LE GOUVERNEMENT CALÉDONIEN

C’est l’information dévoilée par Mickaël Forest, 2e Vice-président de l’Union Calédonienne et membre du Bureau Politique du FLNKS interviewé hier soir par Nadine Goapana sur NC1ère : une motion de censure va être déposée pour faire tomber le gouvernement Santa. Quand ? Le responsable indépendantiste ne l’a pas indiqué. Mais cette initiative devrait évidemment être prise dans les jours prochains.

QUI VA VOTER LA MOTION DE CENSURE ?
La censure du gouvernement est régie par les dispositions de l’article 95 de la loi organique. Celles ci disposent que la dite motion doit être signée par un cinquième au moins des conseillers, condition largement remplie par le nombre de membres indépendantistes.

Le Congrès se réunit deux jours francs après le dépôt de la motion. Seuls sont recensés les votes favorables à la censure qui doivent atteindre la majorité absolue des membres de l’assemblée.

Dans la composition actuelle du Congrès, les indépendantistes ne disposent que de 26 sièges. Mais depuis le 22 juillet dernier, un nouveau groupe a été déclaré au Congrès. Il comprend l’ex groupe UC-FLNKS-Nationalistes augmenté des 3 élus de l’Eveil Océanien. Pour que la motion de censure soit adoptée, il faudra que cette nouvelle majorité la vote. Autre inconnue, la position de Calédonie Ensemble.

En cas de vote de la censure, et avec la majorité au gouvernement et au Congrès, ce serait virtuellement l’An 1 de Kanaky, et la validation toutes les opérations menées par les indépendantistes contre l’usine du Sud et la SLN.

L’ABSENCE DE PROGRAMME INDÉPENDANTISTE
Si la motion aboutissait, Mickaël Forest a donné quelques éclairages sur les perspectives qui seraient alors ouvertes. Façon de parler, bien sûr, parce qu’il apparaît qu’en dehors de la dialectique habituelle du FLNKS, le projet navigue entre le flou, l’irréalisme et l’illusion !

Sur la question de Nadine Goapana concernant la faillite de la Cafat en cas de fermeture des usines et le financement du chômage, la réponse a été que « nous avons la compétence au niveau de l’emploi« . Pour le financement de la Cafat, « il faut savoir se faire mal » estimé le Vice-président du FLNKS, évoquant la « fuite des capitaux » et « toute la manne financière qui circule dans le pays« . Pour les chômeurs, un plan de relance pourra évidemment contribuer à résoudre leur problème.

Quant aux financements extérieurs éventuels, une recherche … régionale serait faite, en plus de l’Europe et du monde ! Le Vanuatu et Fidji à l’aide de la Calédonie ? Le budget total du Vanuatu équivaut à peu près à celui du Médipôle …

Pour le reste, le FLNKS envisagerait de s’adresser à l’ONU pour « aider la France à prendre ses responsabilités« . On croit rêver.

Devant de telles affirmations, les téléspectateurs sensés ont du rester sans voix. Le seul mérite de toutes ces invraisemblances, c’est de faire mieux comprendre l’hypothèse de Kanaky.