USINE DU SUD : MARCHER SUR LA TÊTE

Les Américains ont marché sur la lune. Et nous, sur la tête ? Alors que le territoire devrait connaître une fin d’année indemne du Covid, et jouir d’une situation économique enviable par rapport à bien d’autres pays, les indépendantistes ont mis en marche une machine infernale pour que tout s’écroule. Avec une réflexion devenue désormais célèbre : « tant pis ».

CHERCHER UN REPRENEUR À VALE NC … ALORS QU’IL EN EXISTE UN – C’est devenu une obsession pour les indépendantistes : le pire plutôt que Trafigura. Or cette société qui fut, tout comme Glencore, sous le feu des projecteurs pour des pratiques illégales (Glencore fut assigné aux Etats Unis dans une affaire de corruption, Trigura fut impliqué dans une affaire d’exportation de déchets vers la Côte d’Ivoire) est désormais, tout comme Glencore, revenue dans le giron des compagnies internationales respectables.

Aujourd’hui, Trafigura est un géant du négoce pour les matières premières comme le pétrole. Trafigura a même investi en Finlande dans une mine de nickel et a développé des unités entrant dans le traitement du minerai et la fabrication des batteries électriques. La Finlande n’est pas connue pour accepter des investissements douteux …

DES INDÉPENDANTISTES QUI APPELLENT LA FRANCE À L’AIDE
Tout comme Calédonie Ensemble, les indépendantistes entrevoient une solution temporaire qui consisterait, pour l’Etat, à prendre le contrôle de Vale NC. Par quel processus financier, par quelles astuces pour relancer l’exploitation de l’usine, et comment négocier la production du NHC ? La France n’est ni l’URSS, ni la Corée du Nord.

Mais dans le fond, pour les indépendantistes, il s’agit d’un aveu d’impuissance. Certes, ils ont les moyens de faire définitivement fermer l’usine du Sud. Ils peuvent détruire le patrimoine technologique et industriel de cette installation. Mais pour construire, ils se montrent incapables de proposer une « solution pays », le fameux mot magique.

Pire, peut être pour les militants, ils semblent douter de leur victoire au référendum. Si en effet, l’accession à l’indépendance était aussi inéluctable, ils devraient laisser s’opérer le montage économique et financier prêt à démarrer. Le nouvel Etat Kanak-Nouvelle Calédonie aurait ensuite tout loisir de faire ce que bon lui semblerait avec l’usine du Sud ! Alors pourquoi appeler à la rescousse « l’Etat colonial » ?