Slogans bidons ? Terre de Parole …, Humilité, Respect, Destin Commun ?

La Nouvelle-Calédonie est davantage de « pays de l’incantation » que celui du « non-dit ». Les prétendues grandes causes, les devises et les slogans de ces dernières années n’ont fait que le confirmer. On annonce des intentions, des actions, des devoirs, mais on évite de les accomplir …

Il faut dire que tout a démarré sur une illusion parfaitement entretenue, selon laquelle deux populations affirmant des convictions institutionnelles radicalement opposées, pouvaient nourrir l’objectif d’un « destin commun » ! Tout le monde sur un même bateau, mais … la moitié sur un autre. A ce niveau, ce n’est même plus une illusion, c’est carrément une tromperie. Qui peut encore le croire, à part quelques uns qui ânonnent « destin commun », « destin commun », sans vraiment comprendre le sens de ce qu’ils disent !

La seconde expression relève de l’hypocrisie organisée. Il s’agit de l’utilisation, en politique et dans toutes les déclarations, les discours, les allocutions, de « Respect » et « Humilité ».

Ceux qui les prononcent à tout bout de champ n’ont, dans les faits, qu’arrogance et exclusion à la bouche. Genre, « avec respect et humilité, je dois vous dire que vous allez prendre vos affaires et dégager illico« , ou encore, « avec respect et humilité, nous allons bloquer les routes, pourrir la vie de milliers de gens, et plomber 3.000 emplois« .

Le troisième est la devise. Et là, c’est le pompon. Triste pompon, d’ailleurs. « Terre de parole, Terre de partage » ? Il suffit de feuilleter l’actualité quotidienne pour constater la réalité de cette devise. Les paroles sont chaque jour reniées, les accaparement sont quotidiennement défendus. Des blocages débloqués qui ne se débloquent pas, un partage des richesses qui ne doit profiter qu’à un seule province, des gens exclus de leur terre, des travailleurs empêchés de travailler, des terres revendiquées.

Par pitié, épargnez-nous tout à la fois :

  • Destin Commun
  • Respect et Humilité
  • Terre de Parole, Terre de Partage,

et cela nous évitera, en prime, d’être … le « pays du ridicule » !