Réussiront-ils à « casser » 3000 emplois ?

Ils sont persévérants, il faut le reconnaître, les coalisés indépendantistes affairés à empêcher la reprise de l’usine du sud au travers d’une offre crédible. Hier matin encore, ils ont réuni un millier de personnes pour s’opposer à la  proposition Trafigura, et tenter d’imposer un groupe local en quasi-faillite.

Dans le genre, ce n’est malheureusement pas un coup d’essai. Un des résultats les plus fameux fut,  pour ceux qui s’en souviennent, le blocage du Surf Novotel. Après des mois de menaces, mais aussi de promesses à l’égard du personnel gréviste, l’établissement a fermé, et le personnel a perdu ses emplois ! Les meneurs, eux, sont   passés à un autre « chantier ».

Ce fut d’ailleurs la même chose lors d’une longue grève des cantinières  devant la mairie de Nouméa. Beaucoup de bruit, de déclarations arrogantes, d’interviews complaisantes à télévision, avec comme magnifique résultat la perte d’emplois des grévistes.

Cette fois, leur ambition est bien plus grande : ce sont 3000 emplois qui sont en jeu. Et l’on peut y ajouter les 2000 qui sont induits par l’énorme activité de l’usine du Sud. Vont-ils y parvenir ? Certains d’entre eux ont déclaré que leur combat durerait jusqu’à la fermeture. Si cela se produisait, les pauvres salariés sauraient à qui demander des comptes.

Mais les leaders, eux, ne perdent pas leur emploi et rebondissent toujours. Il faut le reconnaître : parfois le combat est juste. Mais quand il ne l’est pas, ce sont les salariés qui trinquent. Les promesses, dit-on, n’engagent que ceux qui les reçoivent …

C’est tout le problème des idéologies. Dans certains cas, malheureusement, ce sont des théories aveugles, que leurs affidés tentent d’imposer, souvent par la force, et sans pour autant que ceux qui les suivent en mesurent les conséquences. Il y manque toujours deux données importantes : le réalisme et l’Humain.