Économie et Social : encore un Comité. A quoi donc sert le Conseil Économique, Social et Environnemental ?

NC Éco s’est formé, et c’est une bonne chose. La réunion des 3 chambres consulaires, des organisations d’employeurs, les syndicats de salariés et les « clusters » permettra de mettre en relief, dans le débat institutionnel, la place majeure de l’économie et du social.

D’ailleurs, certaines dérives actuelles mettent en danger la liberté du commerce et de l’industrie. Dans la reprise négociée de Vale, la politisation de l’économie prend l’aspect de « diktats », peu compatibles avec un des aspects des libertés fondamentales. Elle nuit, par ailleurs, à la réputation internationale de la Nouvelle-Calédonie pour laquelle, les investisseurs ne sont déjà pas légion. Cela préfigure mal de ce que pourrait être une indépendance du territoire. Lire notre article.

Mais il est question de créer un Comité pour les questions économiques, sociales et financières. Un de plus, dans le cadre d’une bonne tradition française encline à créer, pour résoudre des problèmes, des comités, des commissions, des tables rondes, des assises, et même, parfois, des agences. Le cimetière des sujets difficiles en est plein.

Alors, à quoi sert donc le Conseil Économique, Social, et même Environnemental ? Il regroupe des acteurs du monde économique, social, financier, environnemental, et même coutumier. S’il n’est d’aucune utilité, il faut le supprimer. S’il l’est, il faut le consulter !

Tout cela n’est pas de meilleur augure pour trouver une solution à l’épineux problème calédonien. Après le comité des Sages, création de l’ancien Premier ministre, les nouveaux dirigeants gouvernementaux français vont-ils créer un comité de réflexion sur la solution calédonienne, alimenté par la commission du dialogue, et destiné au comité des futurs institutionnels de la Nouvelle Calédonie ?

Un comité de coordination serait alors de bon aloi. Ce qui le serait moins, ce serait la volonté affichée depuis tant d’années de simplifications de tous ordres aussi bien par la République que par le gouvernement local. Mais au fait, n’existe-t-il pas un comité chargé de la simplification ?