VALE NC : PEUT ÊTRE 3000 EMPLOIS AU TAPIS FIN 2020

La nouvelle a été confirmée par New Century Resources : la société australienne ne reprendra pas l’usine du Sud, et Vale NC annonce une fermeture possible de l’usine à la fin de cette année. « Nous ne doutons pas que le blocage de l’usine, les manifestations, l’interventionnisme en dehors de tout champ légal, la non-décision de l’export de minerai auront eu raison de la motivation du repreneur et de certains de ses partenaires, dont chacun était nécessaire à une solution d’ensemble suffisamment robuste, puissent douter de leur bon accueil et renoncer« , écrit la province Sud dans un communiqué.

La bataille a commencé sur les réseaux sociaux, avec Philippe Gomes qui se moque et Christopher Gyges qui accuse. Le député de la seconde circonscription se gausse, sur son profil FB, estimant que c’est la fin « d’une pantalonnade industrielle en province Sud« , et raille Vale : … »on nous avait survendu le projet. Tout était mirifique : le marché des batteries qui allait exploser, la géniale stratégie industrielle de Vale NC« …

Le membre du gouvernement, Christopher Gyges, accuse quant à lui le député et « certains » indépendantistes de « jouer avec l’avenir de tous les Calédoniens pour assouvir une soif de pouvoir économique et politique, et au final, montrer au grand jour ce que serait Kanaky« .

La jubilation d’un porte-parole indépendantiste fait froid dans le dos : cet échec est considéré comme une victoire de Kanaky où, non seulement l’entreprise minière et métallurgique privée n’aura plus sa place, mais « il n’y aura plus qu’un seul opérateur« , et chacun à compris, la SMSP.

Cette privation de liberté du commerce n’étonnera que les naïfs. Elle est conforme, bien entendu, au modèle socialiste originel, qui prône l’appropriation par l’Etat de tous les moyens de production, et Kanaky s’inscrit dans une indépendance « kanak et socialiste ».

La prétendue offre crédible de la SMSP associée à un groupe coréen n’aura pas de suite. Elle a pourtant été examinée par des experts de la finance, -de vrais spécialistes-, et à l’évidence, l’endettement de l’une, et le manque de financements des deux rendent illusoire une reprise, par eux, de l’outil industriel de Vale NC.

Finalement, seule la province Sud se préoccupe des 3000 salariés directs, indirects et induits. L’idéologie et la politique font parfois oublier que la finalité du développement économique est la création d’emplois, c’est à dire le seul moyen, pour des familles, de vivre dignement ! Comment en effet se réjouir d’un échec, se borner à railler une négociation rompue, quant la réalité est le risque de vrais drames pour des milliers de familles calédoniennes.

Dans un communiqué, Sonia Backes et la collectivité sud annonce : « dès aujourd’hui, nous envisageons avec l’Etat, acteur majeur dans ce dossier, et avec Vale NC dont le management et les salariés joueront un rôle majeur, toutes les options pour sauver les 3000 emplois directs, actuellement en danger, et éviter l’effondrement de l’économie calédonienne« .

Avec l’Etat ? Et si la France, dans un mois tous juste, n’était plus là ?

Le communiqué de la province Sud