QUAND L’IDÉOLOGIE PEUT DÉTRUIRE UNE ÉCONOMIE

L’URSS a abandonné l’idéologie du marxisme qui l’avaient conduite à la faillite économique. La Chine a inventé un autre modèle, qui est le capitalisme d’Etat. Les Chinois Ma Huateng (Tencent) et Jack Ma (Alibaba) figurent au palmarès des plus grosses fortunes au monde. Rien à voir avec la Corée du Nord, accrochée à l’idéologie collectiviste, où, dans certaines catégories de la population, manger à sa faim est un problème.

En Nouvelle-Calédonie,  l’idéologie et l’utopie prennent le luxe de s’exprimer parce que les contribuables du Sud et les contribuables métropolitains assurent financièrement cette liberté.

Ainsi, on assiste à des renversements de valeurs économiques ahurissants, comme celle selon laquelle, la délocalisation est une vertu économique ! Il en va ainsi de la fameuse usine de Corée, dont les Coréens sont les principaux bénéficiaires de la valeur ajoutée de cette opération. Partout ailleurs, en métropole comme aux USA, c’est la relocalisation qui est prônée. Mais il est vrai que la Calédonie possède des économistes d’une autre envergure …

Il n’empêche. Sans vouloir faire injure aux hautes compétences économiques du dernier collectif qui prêche la reprise de Vale par des Coréens -le partenaire « pays » étant plombé par quelques dettes abyssales-, mieux vaut pour l’instant laisser se poursuivre la négociation entre les entités brésiliennes et australiennes, conseillés par des banquiers aussi sérieux que la Banque Rothschild.

Pour le reste, l’Australie doit en tirer les conclusions géo-politiques : les indépendantistes privilégient l’Asie, et tournent ostensiblement le dos à notre grand voisin. Trop proche de la France et de l’Occident, peut être.