CHÈRE AUSTRALIE

La célébration des 80 ans de relations diplomatiques avec notre grand voisin confirme la solidité des liens qui existent entre le territoire et l’Australie, mais pas que.

Certes, les Calédoniens dont le parler français local comporte des mots comme « stockman » ou « stockyard », dont les anciens ont grandi avec la confiture « Peacock » -la confiture « jam » disaient beaucoup !- et le beurre en boite Allowrie tartiné sur les sacro-sainte « Sao », ont largement ouvert cette proximité à travers l’élevage et l’alimentation, notamment.

Mais beaucoup de nos voisins étaient présents ici avant les Français. Souvenons nous de Paddon, et alors même que l’Australie, visitée par de grands navigateurs français, aurait pu être colonisée par la France.

C’est lors de la seconde guerre mondiale que nos voisins et amis sont arrivés dare-dare, avec les Kiwis, pour nous protéger du danger de l’expansionnisme nippon.

Aujourd’hui, les relations dans le commerce et l’élevage sont toujours présentes. Mais elles se sont considérablement enrichies avec nos étudiants accueillis dans les universités australiennes, et dont certains se sont installés là-bas. Elles se sont enrichies avec les bataillons de touristes calédoniens amoureux de la Gold Coast, souvent acheteurs d’immobilier, et qui trépignent de frustration de ne pouvoir s’y rendre pour raison de Covid. Elles se sont enrichies des échanges en matière d’enseignement, de recherche.

Elles se sont également considérablement enrichies des relations renouvelées et intensifiées avec la France, par des accords importants de défense. Et aussi parce que l’Australie est un des tous premiers clients en matière d’armement, alors que les entreprises françaises se sont forgées une belle place dans l’économie australienne.

80 ans de proximité, d’amitié, de fraternité de sang à Gallipoli, dans le Pacifique, et sur bien d’autres théâtres d’opération, de coopération économique, culturelle, militaire, cela méritait d’être célébré. Chère Australie.