LE MNSK, UN AUTRE PARTI INDÉPENDANTISTE

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Au cours de l’assemblée générale du parti travailliste a été officialisé le rapprochement de ce parti avec le Mouvement Nationaliste Indépendantiste et Souverainiste pour former le Mouvement Nationaliste pour la Souveraineté de Kanaky.

La nation prônée est donc Kanaky formée du « peuple kanak » et de ceux « qui vont venir vivre avec le peuple kanak« , selon les termes du président du Parti Travailliste.

Indépendance rupture avec la France ? On pourrait le penser après les nombreuses déclarations du parti Travailliste. Cependant, s’exprimant sur le « oui » au référendum, le leader du MNIS envisage la campagne comme une « vocation à faire le bilan des 30 ans, mais à la fois le bilan des loyalistes et des indépendantistes« . Regrettant ce qu’il appelle le bipolarisme entre loyalistes et indépendantistes, il indique également :  » le oui nationaliste, c’est de dire qu’on peut transgresser tout ça, on peut sortir du bipolarisme, et puis avancer ensemble vers une souveraineté partagée« .

Outre le fait que la situation de « souveraineté partagée » est considérée comme la situation actuelle de la Nouvelle-Calédonie, on peut donc imaginer que la « souveraineté de Kanaky » défendue par le MNSK, et en son sein par le MNIS, serait différente de celle prônée par l’UC, et plus proche de « l’indépendance avec partenariat » vue par l’Uni-Palika.

En revanche, mais c’est généralement ce qui ressort des déclarations constitutives de Kanaky, rares sont les informations relatives au quotidien du futur « peuple de Kanaky » en ce qui concerne les réalités économiques, sociales, financières et de solidarité.