NICKEL : L’INQUIÉTANT VISAGE DE KANAKY

La radicalisation de l’Union Calédonienne depuis plusieurs mois donne, par des termes excessifs, un éclairage sur ce que pourrait être une Calédonie indépendante, alors que pour la deuxième fois, les électeurs devront en fait choisir entre la France et Kanaky.

Un nouveau communiqué, le parti s’en prend une nouvelle fois à la SLN et à Vale en des termes violents qui n’excluent pas la contradiction.

Sur la représentation démocratique, l’UC  » ne reconnait pas tous ces pseudos comités ou groupes de travail GTPS, GTPE, Comité des sages, qui fleurissent de la manipulation tantôt de l’Etat, tantôt de groupes politiques locaux, qui sont en fait des cellules de dilution de la démocratie, car elles évincent la représentativité des élus légitimés par les urnes. Toutes les instances existent et sont prévues par la loi organique pour faire ce travail de concertation et notamment le CESE et le Sénat coutumier, qui sont l’émanation de la société civile. »

Or, c’est en fait tout le contraire. Les instances regroupant les représentants institutionnels sont issus du suffrage populaire, essence de la démocratie. Le Cese ne l’est pas, encore moins le Sénat Coutumier qui existe par la volonté du Parlement de la République, et certainement pas, par celle de la coutume.

En matière économique,  » l’Union Calédonienne ne cautionnera pas les demandes d’exportations nouvelles et surtout pas pour des industriels qui ont obtenus de vastes et riches domaines parce qu’ils s’étaient engagés à transformer dans le Pays pour qu’il y ait des retombées économiques« . Que dire alors de la SMSP, devenue en 10 ans une société multinationale, et qui pratique l’exportation pour alimenter des usines délocalisées, pourvoyeuses de travail notamment pour des citoyens de la Corée du Sud ?

Sous cet éclairage, l’opposition aux exportations de minerais par la SLN et Vale vise clairement à mettre en échec la pérennité de ces entreprises de la province Sud. Dans quel but ?

Les objectifs ont été clairement exposés dans un précédent communiqué : imposer la multinationale SMSP comme repreneur de Vale. Quant à la SLN, son domaine minier est déjà sous contrôle de la province Nord, tandis qu’un indépendantiste préside la société calédonienne actionnaire de « la vieille dame ».

Mais au delà des litanies pseudo-économiques, la réalité est qu’au travers de la dette colossale détenue par Glencore et Posco, l’immense domaine minier pour lequel sont impliqués ces deux géants est virtuellement la propriété de groupes étrangers. Ce n’est ni le cas de la SLN, ni celui de Vale.

Le reste n’est donc que politique : une sorte de tentative d’OPA du Nord sur la province Sud. Quant aux dettes, en cas de défaillance de remboursement, qui, en prime, paierait ? Localement, pas de doute : les seuls contribuables solvables, ceux de la province Sud …