QUI EST JEAN CASTEX, LE PREMIER MINISTRE ?

Le grand chambardement a commencé. La démission d’Edouard Philippe, vendredi 3 juillet, marque la première étape du remaniement qui devrait modifier en profondeur l’exécutif dans les jours à venir, dans la perspective des deux dernières années du quinquennat.

Les Français connaissent désormais celui qui incarnera ce nouvel exécutif chargé de mettre en oeuvre les réformes de la fin du mandat d’Emmanuel Macron. Jean Castex, 55 ans, énarque, membre de la Cour des Comptes et élu local, aura la lourde charge de mener ce nouveau cap souhaité par le chef de l’Etat, qui sera profondément marqué par l’impact économique et social de la crise sanitaire.

QUI EST JEAN CASTEX
Ce grand commis de l’Etat se définit comme un gaulliste de gauche. Issu d’une droite sociale et modérée, énarque, il a fait sa carrière dans le sillage de Xavier Bertrand, d’abord au ministère de la santé puis du travail, avant de rejoindre, en février 2011, Nicolas Sarkozy au poste de secrétaire général adjoint de ­l’Elysée.

L’homme fut délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024 et récemment, au ministère de la santé, qu’il connaît bien, chargé de penser le déconfinement d’une France à l’arrêt.

Jean Castex, qui a gardé un léger accent de son Gers natal (il est né le 25 juin 1965 à Vic-Fezensac), est maire Les Républicains de Prades depuis 2008, quand il avait arraché la commune à la gauche. Il a été réélu dans cette petite ville des Pyrénées-Orientales à 75 % dès le premier tour, le 15 mars. Entre 2010 et 2015, il était conseiller régional de Languedoc-Roussillon et a été candidat malheureux aux législatives de 2012, battu par la candidate PS.

UN HOMME DE DROITE
« Politiquement, je suis de droite et je l’assume parfaitement », avait-il dit au début des années 2000. Ce père de quatre filles soutient la candidature de François Fillon pour la présidence de l’UMP lors du congrès d’automne 2012. Mais il avait déjà réussi à se ménager des appuis à La République en marche : son nom avait un temps circulé fin 2018 pour succéder à Gérard Collomb au ministère de l’intérieur.

RÉUNIFIER LA FRANCE ET ÉVITER UN CHOMAGE MASSIF
Lors de sa première interview accordée à TF1, le nouveau Premier ministre a annoncé la reprise des négociations au sujet des réformes en cours, en concertation étroite avec les corps sociaux. Il a souligné l’état préoccupant des entreprises en France, et le défi qui attendait l’Etat pour éviter une catastrophe sociale.

Enfin, si ces derniers mois ont mis en relief de multiples fractures qui divisent la société française, il a indiqué sa volonté de réunifier la France autour d’un projet.