Païta : Nouvelle « plate-forme » entre Rassemblement et Calédonie Ensemble pour soutenir l’Eveil Océanien contre Willy Gatuhau

La politique n’est pas avare de surprises. Le second tour des élections municipales de Païta confirme cette vérité sans cesse alimentée. Face à la liste conduite par Willy Gatuhau, successeur d’Harold Martin à la magistrature de la ville, un regroupement plutôt hétéroclite s’est constitué. Peut-il remporter la palme ? Le nombre théorique est important, mais l’arithmétique ne fait pas forcément bon ménage avec la politique.

Milakulo Tukumuli, qui conduit cette liste fusionnée, se verrait bien dans le fauteuil de maire. Pour une première, ce serait un coup de maître. Mais pour faire une place à ses nouveaux amis, il a du faire un peu de ménage sur sa liste de l’Eveil Océanien du premier tour. Les co-listiers éliminés, et leur famille, sauront-ils prendre cette éviction avec abnégation et philosophie ? Réponse le 28 juin.

Le Rassemblement et Calédonie Ensemble se sont à nouveau unis pour la circonstance après les déchirements des élections provinciales récentes. On croyait la « plate forme » définitivement oubliée. La voila de retour à Païta. Apportera-t-elle le complément de voix espéré par l’Eveil Océanien ? Réponse le 28 juin.

Pour Calédonie Ensemble, c’est en tout cas bien joué. La liste n’avait pas réussi à passer la barre des 10% et va tout de même se retrouver avec une élue au Conseil. Et même avec une adjointe en cas de victoire.

Génération NC a pris le parti de soutenir la liste de Willy Gatuhau. Pour son leader, Nicolas Fijalkowski, « dans la continuité de notre ligne de conduite durant la campagne : le souhait d’un meilleur avenir pour les habitants de Païta et notre attachement à la France, il n’y a qu’une seule liste qui partage sans ambiguïté nos convictions républicaines ». Attachement à la France ? Tiens donc, Monsieur Tukumuli n’afficherait-il pas cette conviction ?

Willy Gatuhau demeure combatif et confiant. Mais attention, une élection se gagne ou se perd à l’issue du scrutin, pas avant. Pourtant, si l’arithmétique ne fait pas bon ménage avec la politique, le soutien de Générations NC est censé conforter sa position en lui assurant quelques centaines de voix de plus que ses principaux adversaires.

Officiellement, ce coup de canif au contrat de mai 2019 ne remet pas en cause l’existence de l’Avenir en Confiance et demeure spécifique à Païta. C’est tout de même du pain béni pour Philippe Gomes qui cherche un espace de respiration électorale après le gros revers des provinciales, et dans l’attente du résultat emblématique de la Foa. Quant aux indépendantistes, ils peuvent se frotter les mains pour ce qui pourrait apparaître comme un affaiblissement du camp loyaliste. Une aubaine alors que se prépare le référendum d’autodétermination.