COVID-19 : UN VACCIN ANGLAIS POUR SEPTEMBRE ? 8 concurrents ont commencé des essais sur l’homme

C’est une véritable course au vaccin entreprise par une centaine de laboratoires dans le monde. Pour la Nouvelle Calédonie, même si le territoire paraît indemne de coronavirus, et comme pour les autres pays dans le monde, seul un vaccin pourra permettre le retour à une vie normale. Huit projets en sont arrivés au stade des essais cliniques de phase I sur des hommes. Dans cette compétition, les Anglais paraissent être en pôle position.

Parmi les concurrents, un projet chinois, conduit notamment par l’entreprise cotée à Hong Kong CanSino, se trouve à un stade encore plus avancé, avec des essais cliniques de phase I et de phase II.

Trois autres projets chinois sont en phase I d’essai : l’un mené par le géant pharmaceutique Sinovac, cotée au Nasdaq, ainsi que deux conduits par l’Institut médical de Shenzhen, selon les informations de la London School of Hygiene & Tropical Medicine.

Une liste des projets de vaccins établie par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) mentionne trois projets chinois en phase d’essais cliniques en date du 23 avril : ceux de CanSino et de Sinovac ainsi qu’un projet mené par l’Institut de produits biologiques de Pékin et l’Institut de virologie de Wuhan.

Ailleurs dans le monde, on compte en outre un projet britannique conduit par l’université d’Oxford et un autre allemand mené par le laboratoire BioNTech, tous deux entrés en phase I.

Les États-Unis comptent deux projets de vaccins qui sont en phase I d’essai : l’un conduit par l’entreprise de biotechnologie Moderna en partenariat avec les Instituts nationaux de santé américains (NIH) et l’autre par la biotech Inovio Pharmaceuticals.

L’Université d’Oxford est cependant en bonne position pour arriver la première. Elle possède une longueur d’avance cruciale obtenue grâce à des essais déjà effectués l’an passé sur une précédente forme de coronavirusAlors que la plupart des équipes de recherche ont commencé par des essais sur quelques centaines de patients, ces chercheurs britanniques devraient, eux, tester leur nouveau vaccin contre le coronavirus sur plus de 6.000 personnes d’ici la fin mai. 

Pour beaucoup, les délais avancés par Oxford pourront difficilement être tenus. Mais plusieurs experts estiment crédible la mise au point d’un vaccin avant la fin de cette année. Ce vaccin sera peut être anglais.