FAKE NEWS ? LA PISTE DE LA BACTÉRIE PREVOTELLA CONTROVERSÉE

L’hypothèse selon laquelle le covid-19 ne tuerait pas directement, mais par l’intermédiaire d’une bactérie intestinale qu’il infecterait, la Prevotella, laquelle en devenant virulente déclencherait l’hyper-réaction immunitaire qui délabre les poumons et tue le malade, serait-elle une fake news ?!

Dommage. La piste de prevotella qui a emballé les réseaux sociaux, a été avancée par deux personnes dont Sandeep Charkraborty, scientifique et chercheur indien travaillant à l’Université de Californie (UC Davis), spécialisé en biologie numérique. Elle ne reposerait pas sur une étude sérieuse et n’a fait l’objet d’aucune publication scientifique.

Cependant, indique la revue Sciences et Avenir, « si la bactérie intestinale Prevotella n’entraîne pas le Covid-19 chez les malades, le microbiote reste toutefois une piste retenue par les chercheurs pour le SARS-CoV-2. « On s’intéresse au tube digestif dans le cas du Covid-19 parce que des symptômes digestifs apparaissent chez 5 a 20% des gens, avec essentiellement de la diarrhée mais aussi des nausées et vomissements« , explique le Professeur Sokol. Ce n’est encore qu’une hypothèse mais les patients présentant des signes digestifs pourraient avoir une forme plus grave de la maladie ».

France Soir ne partage pas ces avis. Le quotidien écrit ainsi : «  Faut-il donc crier à la “Fake News” ? En l’état actuel des connaissances, non. C’est une théorie ni vérifiée, ni censurée, qui peut simplement montrer la voie à d’autres projets de recherche. Cette approche ouverte et collaborative, qui se construit de façon transparente dans des « fils » Twitter, ne suit pas le modèle scientifique traditionnel, mais montre peut-être que la clé pour comprendre une pandémie mondiale n’est pas dans les comités d’experts, mais dans les conversations ouvertes sur les réseaux sociaux.
 » Le débat COVID-19 et Prevotella semble symboliser le dilemme que nous vivons dans cette crise: d’un côté, des experts trop sûrs d’eux qui rejettent les options qu’ils n’estiment pas, nourrissant ainsi la défiance des citoyens. Et d’un autre côté, les citoyens défiants se passionnent pour des théories et des penseurs alternatifs, sans forcément attendre les vérifications de rigueur.
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Nous publions ci-dessous l’article de Sciences et Avenir et celui de France Soir (cliquer sur les images).