LA FRANCE COMMANDE 1 MILLIARD DE MASQUES ET 5 MILLIONS DE TESTS RAPIDES

Changement de stratégie ou adaptation ? Les analyses -et les polémiques- qui suivront la crise du coronavirus le diront plus précisément. En tout cas, le Premier ministre et le ministre de la Santé, au cours d’une conférence de presse, viennent d’annoncer une commande massive de masques et de tests, tout en confirmant le maintien de la population en confinement. Dans ce nouveau plan, l’Outre-mer sera inclus, c’est ce qu’a indiqué Olivier Veran le ministre de la Santé.

UN MILLIARD DE MASQUES
La France a commandé au total un milliard de masques, dont 74 millions de FFP2, à la Chine dans le cadre de la lutte contre la pandémie de coronavirus. Pour les acheminer vers la France, un pont aérien va être mis en place entre les deux pays avec 56 rotations. « Air France participe à ce pont aérien », confirme la compagnie aérienne, sans plus de précisions.

 Dans le détail, quatre vols seront réalisés chaque semaine grâce à des avions russes Antonov. Chaque vol permettra de ramener 18,3 millions de masques. Ces masques seront dans un premier temps concentrés en Chine dans les villes de Shenzhen et Shangai. En 48h, ils arriveront sur le sol français.

LA FRANCE AUGMENTE SES TESTS
La France va monter en régime pour réaliser les tests détectant le coronavirus, avec « 50.000 tests » classiques par jour d’ici fin avril, auxquels s’ajouteront « plus de 100.000 » tests rapides par jour « au mois de juin », a déclaré samedi le ministre de la Santé Olivier Véran.

« La France a passé une commande pour 5 millions de tests rapides qui (…) permettront d’augmenter nos capacités de dépistage de l’ordre de 30.000 tests supplémentaires par jour au mois d’avril, 60.000 au mois de mai et plus de 100.000 tests par jour au mois de juin« , a indiqué M. Véran.

Les tests rapides « permettront d’avoir un résultat rendu en quelques minutes, 10, 15, 20 parfois 30 minutes selon les tests considérés« , a-t-il dit.

Enfin, il a évoqué l’arrivée possible « dans les prochaines semaines » d’un dernier type de tests, dits « de sérologie ».

Plus légers que les tests PCR (une prise de sang suffit), ils n’ont pas le même objectif: ils visent à détecter les anticorps pour déterminer après coup si un individu a été en contact avec le virus, et non pas s’il est malade à l’instant T.