EN MÉTROPOLE, GRAND DÉBAT SUR LA CHLOROQUINE QUI PEUT COMBATTRE LE CORONAVIRUS

Le maire de Nice a lancé un pavé dans la mare en déclarant publiquement qu’il se soignait en utilisant le protocole du professeur Raoult, directeur de l’IHU Méditerranée Infection à Marseille, et un des meilleurs spécialistes mondiaux dans ce domaine. Pratiquement présenté comme un charlatan, ce grand spécialiste a été rejoint dans sa quête par d’autres chercheurs.

Pendant six jours, ce dernier a injecté à une vingtaine de patients atteints du Covid-19 une dose de 600mg/jour de Plaquenil (le nom du médicament commercialisé avec une molécule dérivée de la chlorequine). « C’est spectaculaire, la charge virale moyenne avec ce virus est normalement de 20 jours. […] Les patients qui n’ont pas reçu le Plaquenil sont encore porteurs à 90% du virus au bout de six jours, tandis que ceux qui ont reçu le traitement sont 25% à être positifs « , expliquait le médecin le 16 mars 2020. Le directeur de l’IHU a associé à la chlorequine un traitement d’azythromicyne « pour éviter les surinfections bactériennes ».

Face à ses détracteurs qui invoquent les risques associés à ce traitement, Didier Raoult a répliqué : « La chloroquine est très connue. […] Les effets secondaires sur le plan oculaire n’arrivent jamais avec des prescriptions d’environ dix jours comme celles auxquelles nous aurions affaire face au coronavirus : elles interviennent au bout de cinq ans, sur 1 % des patients. Il peut y avoir, en effet, des contre-indications avec le Cordarone [Ndlr : médicament pour le coeur]. Mais tout cela est très dérisoire à côté des effets positifs que ce médicament pourrait nous apporter. » Et d’ajouter : « Le vrai risque serait plutôt de tester des molécules nouvelles dont on ne connait pas la toxicité. »

QU’EST-CE QU’ON RISQUE ? LES GENS MEURENT !
Le patron des sénateurs Les Républicains Bruno Retailleau s’est d’ailleurs interrogé sur France Inter sur la non utilisation du médicament pour le moment et demande au gouvernement de pas « prendre du retard » avant d’ajouter « la chloroquine, pourquoi ne l’utilise-t-on pas? Elle a un avantage, elle n’est pas chère. (…) Peut-être faut-il simplement le prescrire en milieu hospitalier. Mais on élargit tout de suite la prescription. Et il faut que le directeur général de la Santé dise à tous les hôpitaux de France: allez-y ! De toutes façons qu’est ce qu’on risque ? Les gens meurent ».