FAIRE VENIR DES TALENTS CALÉDONIENS … SUR LE TERRITOIRE, c’est l’objectif de l’association « Talents Calédoniens »

Combien de diplômés, d’entrepreneurs, et pour tout dire, de talents calédoniens exercent leurs talents … à l’extérieur du Caillou ? Pour se développer, la Nouvelle-Calédonie a besoin d’encore plus de personnels de haut niveau, de chefs d’entreprises qui investissent et qui réussissent, surtout et d’abord, s’ils sont originaires du territoire.

C’est plusieurs centaines d’étudiants diplômés qui choisissent une carrière en métropole ou ailleurs. Ou encore des Calédoniens devenus chefs d’entreprise expérimentés qui exercent leur talent ailleurs. Tous ont un point commun : ils ne sont pas spécialement attirés par un retour professionnels sur leur terre natale.

Des pays, des régions, des collectivités ont accru leur prospérité en même temps que leur qualité de vie grâce à la qualité de leur capital humain. Singapour ne possède pas de mines de nickel, ni de mines tout court, d’ailleurs. Sa matière première, c’est l’intelligence, le savoir faire et la volonté au travail. La Silicon Valley, citée mille fois en exemple, a fait sa fortune sur les talents, porteurs de créations extraordinaires, notamment dans le domaine des nouvelles technologies, de la communication, de l’intelligence artificielle.

A la Réunion, la 4G a été mise en place dès décembre 2016, et la 5G est annoncée pour cette année. Le nombre d’entreprises adhérentes à Digital Réunion est passé de 90 en 2016 à 118 en 2017 pour un chiffre d’affaires de 170 milliards FCFP ! 5000 salariés dans le secteur, avec 80% d’ingénieurs/codeurs, et … des difficultés à recruter et à pouvoir aux emplois.

La province de Québec recherche dans le monde entier des talents francophones. Jusqu’à en débaucher … en Nouvelle Calédonie !

Une association, dénommée « Talents Calédoniens », a décidé de ne plus regarder passer les trains des autres. Constituée lundi dernier par des entreprises, des particuliers, soutenue par le gouvernement et la province Sud, en partenariat avec l’Université, elle se donne pour tâche d’attirer les talents en Calédonie, et d’abord les talents calédoniens.

Pour cela, et grâce au soutien de la Chambre de Commerce et d’Industrie, elle propose des actions concrètes selon 3 axes : un axe création d’une communauté digitale et communication, un axe visant à établir un diagnostic sur les freins au retour d’un côté, sur les facteurs d’attractivité du territoire de l’autre, et enfin un axe visant à atteindre les objectifs fixés en étant une force de proposition pour les institutions.

Ce travail qui correspond à une nécessité rationnelle pour une Calédonie moderne, ne fait que commencer. Saura-t-il porter ses fruits ? C’est d’abord en le lançant que la réponse à cette question pourra être apportée. Une sorte de CQFD.