UNE NOUVELLE GOUVERNANCE POUR NCE

Ingénieur diplômé de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole Nationale Supérieure des Pétroles et Moteurs, un Calédonien a pris les commandes de NCE

Nouvelle Calédonie Energie est une société par actions simplifiée créée en fin 2016, dont la vocation est de conduire à terme un projet de centrale électrique en remplacement de l’actuelle centrale dite « B » alimentant essentiellement l’usine SLN de Doniambo.

Initialement prévue au charbon, l’unité a été orientée vers le gaz, présenté comme une option définitive en décembre dernier. Il était alors indiqué notamment que toute solution hybride était annulée en raison des coûts de transport. Pour le stockage et la « regazéification » du gaz naturel liquéfié, la solution maritime avait été choisie, c’est à dire une installation en mer, les gros méthaniers ne pouvant rejoindre Doniambo en raison de leur tirant d’eau.

Cette « option définitive » masquait mal, cependant, un fonctionnement de la société jugé erratique, qui peinait, en quatre ans, à présenter un dossier ficelé et agréé. Depuis le début de cette année, les lignes ont bougé.

C’est un ingénieur Calédonien qui a pris les commandes de NCE. Nommé en février, Pierre Kolb se distingue d’abord par une solide formation : ingénieur diplômé de l’Ecole Polytechnique – X79, de l’Ecole Supérieure Nationale des Pétroles et Moteurs – 84, formé au management (PSD Insead – 98), il a occupé pendant 18 ans des postes opérationnels et de direction au sein de grands groupes industriels. Elf Aquitaine, Comilog, SLN, Eramet, ces entreprises l’ont notamment amené à diriger l’usine de fusion de Doniambo pendant plusieurs années. Un parcours entrepreneurial calédonien très dense a complété ce tableau éloquent qui l’a par ailleurs conduit à exercer des responsabilités au sein de la Chambre de Commerce et d’Industrie.

Et surtout, sa formation, sa connaissance de la SLN et d’Eramet font de lui un dirigeant technicien et analyste hors pair dans le lourd dossier dont il a la charge : produire la meilleure énergie et au meilleur coût par la réalisation la plus pertinente de la nouvelle centrale électrique.

Depuis, on l’a vu, les choses n’ont pas traîné. Des pistes plus propres que le gaz ont été explorées, au moins pour répondre à un tiers des besoins jusque là retenus. Ce sera le solaire, pour 50 MGW, option annoncée par le « ministre » Christopher Gygès et appel d’offres dans les semaines à venir. Pour le reste, un appel à manifestation d’intérêt sera lancé dans la foulée, et le Congrès sera saisi d’un projet de feuille de route avant la fin de cette année.

Après 4 ans de balbutiements, un budget annoncé de plus de 70 milliards, la création d’une taxe sur le diesel, on a enfin le sentiment qu’une vision moderne existe et qu’une équipe au fait des réalités locales est aux commandes.