CORONAVIRUS : LA FRANCE AUX PORTES DE L’ÉPIDÉMIE

La propagation du coronavirus s’est soudainement accélérée depuis vendredi en métropole. Jeudi, déjà, 38 cas avaient été recensés. Vendredi, ce chiffre est monté à 57, indiquant que plusieurs foyers nouveaux s’étaient développés. La France n’est pas encore en situation d’épidémie, mais le « deuxième palier » a été franchi.

Le premier palier correspond à la détection du virus dans le pays. Le second, c’est la propagation avec le constat de plusieurs foyers de contamination. Le troisième, qui sera probablement atteint dans les jours à venir, sera la déclaration officielle de l’épidémie. Le chef de l’Etat a prévenu : il faut s’y préparer.

ACCÉLÉRATION DANS L’OISE
C’est dans l’Oise que l’accélération s’est produite. Douze cas jeudi, dix huit vendredi, avec le décès d’un enseignant et un deuxième malade dans un état préoccupant.

Les autorités et les responsables de santé appellent cependant au calme. Le pire serait en effet un mouvement de panique submergeant les structures médicales e les pharmacies.

Déjà, plusieurs officines ont été quasiment dévalisées en masques.

Quant au confinement, le ministre de l’Education nationale a indiqué qu’en cas de nécessité, les écoles des zones à risque pourraient être fermées. Le Japon, quant à lui, quatrième foyer infectieux dans le monde, a décidé la fermeture de toutes les écoles du pays.

En Australie, 23 cas, et en Nouvelle Zélande, 1 cas

L’ÉCONOMIE TOUCHÉE
Les conséquences économiques commencent également à se faire sentir. Le ministre de l’Economie et des Finances a annoncé que les entreprises titulaires de marchés publics seraient exonérées de pénalités en cas de retard. Pour les personnes soumises à un isolement, la Sécurité Sociale et l’assurance chômage interviendront sans délai de carence, et pour une durée de 20 jours.

20 VACCINS EN COURS
Quant aux remèdes, l’OMS a indiqué que plus de 20 vaccins sont en cours de développement dans le monde et plusieurs médicaments sont en cours d’essais cliniques.