LES MUNICIPALES SONT LA PREMIÈRE ÉTAPE DES ÉLECTIONS SÉNATORIALES

Les élections municipales du 15 mars prochain en cachent une autre : celle du Sénat. L’Institution républicaine est en effet constituée de membres élus au second degré par un collège de « grands électeurs ». Ce dernier est formé des membres du Congrès, des assemblées de province, d’un certain nombre de conseillers municipaux, et par des délégués eux mêmes désignés par les conseils municipaux des villes de plus de 30 000 habitants.

EN 2017 LA PLATE FORME
Dans cette nouvelle bataille électorale qui s’annonce, chaque voix va évidemment compter. Les gros bataillons de grands électeurs seront apportés par les communes les plus importantes, c’est à dire, d’abord, celles de l’agglomération. Viendront ensuite les municipalités de moindre importance comme Bourail, Koumac, Canala ou La Foa, ainsi que toutes les petites communes

En 2017, sous la bannière de la « plate-forme », Gérard Poadja représentant Calédonie Ensemble avait recueilli 258 voix, suivi par Pierre Frogier, président du Rassemblement, avec 255 voix.

Emile Nechero, de l’Uni, avaient obtenu chacun 120 voix sur les 200 voix potentielles indépendantistes. Mais l’Union Calédonienne avait alors décidé de ne pas participer aux scrutins nationaux.

522 GRANDS ÉLECTEURS
Au total, 522 grands électeurs étaient appelés aux urnes. 527 s’étaient exprimés, 45 bulletins blancs et 10 nuls avaient été enregistrés. Isabelle Lafleur avait, en outre, recueilli 95 suffrages, et Manuel Millar, 9 voix.

Le Sénat devrait être renouvelé en 2023 pour les élus de 2017. La réforme constitutionnelle incluant la réduction du nombre de députés et de sénateurs, est pour l’heure en panne. Lors de la préparation de la loi, plusieurs hypothèses avaient été évoquées, allant du renouvellement intégral de la Chambre en 2021 au maintien de la date de 2023. Cette année, les sénateurs élus en 2014 devraient être renouvelés. Cette question, pour l’instant, n’a guère été soulevée.

LA RÉDUCTION DU NOMBRE DE SÉNATEURS
Pèse par ailleurs, sur le Sénat, le projet de réduction du nombre de sièges de 348 actuellement, à 261 comme le souhaite la majorité parlementaire. Cette modification de taille a déjà fait l’objet d’âpres discussions entre Gérard Larcher, président de l’assemblée, le président de la République et le gouvernement.

Reste que pour la Nouvelle-Calédonie, le passage de deux sénateurs à un seul paraît inéluctable. Les loyalistes devraient bénéficier d’une majorité, mais le score avec les indépendantistes pourrait être serré si ces derniers faisaient bloc. Et si, dans l’intervalle, le référendum n’avait pas recueilli une majorité de « oui ».