ACCORD DE NOUMEA : LES INEXACTITUDES DE DANIEL GOA

Daniel Goa est un homme intelligent, personne ne peut le nier. Alors, quand à propos du corps électoral ou de la tenue des referendum prévus par l’Accord de Nouméa, il attribue des intentions « révisionnistes » à des élus non indépendantistes, cela mérite un examen plus attentif.  Précisions.

DÉTRICOTER L’ACCORD DE NOUMÉA ?
Le président de l’Union Calédonienne, porte-parole du FLNKS, estime que les « jeunes » élus non indépendantistes, au gré des mandatures de 5 ans,  « croient faire l’Accord de Nouméa en le détricotant« .

Qu’entend-il par « détricoter l’Accord de Nouméa » ?

« On a vu, par exemple, affirme Daniel Goa sur RRB, (Sonia) Backès remettre en question le corps électoral qui est déjà verrouillé« . Autre exemple cité par le responsable indépendantiste : « On a vu aussi remettre en question le deuxième et le troisième referendum« .

DES BASES ERRONÉES
Or, la contestation du « verrouillage » du corps électoral n’est pas le fait des « jeunes élus tous les 5 ans ». Elle avait été portée par le RPCR dès le début des années 2000, au moment où se préparait le Congrès de Versailles au cours duquel une majorité s’apprêtait à renier le corps électoral « glissant ». Un système pourtant expliqué dans des plaquettes officielles éditées par les services du Premier ministre Lionel Jospin …

TOUS LES NON-INDÉPENDANTISTES VEULENT UN RETOUR À UN CORPS ÉLECTORAL « DÉMOCRATIQUE » APRÈS L’ACCORD DE NOUMÉA
Hormis l’Avenir Ensemble, majoritaire à cette époque, l’opposition au « gel » a été constante. Et le « dégel », c’est à dire la remise en conformité démocratique du droit de vote aux provinciales est inscrit désormais dans tous les programmes des partis non-indépendantistes. Calédonie Ensemble compris.

Contestation de l’Accord de Nouméa ? Aucun parti non-indépendantistes ne prétend réformer le régime électoral AVANT la fin de l’Accord de Nouméa. Il n’y a donc pas de remise en cause de cet Accord.

QUI VEUT ÉVITER LES PROCHAINS REFERENDUM ?
Pour ce qui est de l’Avenir en Confiance, non seulement ce regroupement souhaite que, conformément à l’Accord de Nouméa, les referendum suivants aient lieu, mais de surcroît, il a demandé la tenue de la seconde consultation dès le lendemain des élections provinciales !

Même Calédonie Ensemble est désormais véhément pour plaider une solution alternative aux referendum prévus.

A quelques semaines du Comité des Signataires, il serait décidément de bon aloi de remettre au propre « les tables de la Loi », ainsi que les « vraies » positions politiques des partis calédoniens.