LE DÉLIT EST PLUS GRAVE QUE L’INCIVILITÉ

La banalisation des incivilités comme des délits, et parfois de faits constituant des crimes se traduit dans le vocabulaire employé pour qualifier, indifféremment, ces actes. Or il existe des degrés dans les infractions, selon qu’il s’agit d’une contravention, d’un délit ou d’un crime.

Qualifier, par exemple, l’incendie du Parisiana d’incivilité revient à assimiler cet acte à la gravité d’un graffiti sur un bâtiment ou sur un mur ! La Justice, d’ailleurs, a estimé que le prévenu devait demeurer interné dans l’attente de son procès.

L’opinion publique, souvent façonnée par les médias, doit demeurer consciente que toute atteinte au respect des libertés, à l’intégrité des personnes et des biens, n’est pas qu’une banale « incivilité ».

Utiliser les mots requis, quand la gravité de l’acte est parfaitement perçue, c’est une discipline qui participe à la prévention. Même en matière de sécurité.