JACQUES LALIÉ DEMANDE À AIR LOYAUTÉ DE DEVENIR UNE COMPAGNIE INTERNATIONALE

C’est la page Facebook d’Air Loyauté qui le publie : dans un communiqué, le président de la province des Iles, Jacques Lalié, a « demandé à la direction de la compagnie Air Loyauté, au-delà de ses missions de transport local, d’orienter sa stratégie de développement vers du transport aérien « Low-cost » régional ». Desserte aérienne.

DÉPART DE TONTOUTA, PUIS DE LIFOU
Dans cette perspective, et « après des études menées depuis le début de l’année par les équipes d’Air Loyauté avec le constructeur Airbus« , l’évidence est apparue qu’il était intéressant d’ouvrir des liaisons internationales avec  » l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Indonésie, Wallis et Futuna, la Polynésie, ainsi que d’autres états
du Pacifique. »

Les vols ainsi imaginés décolleraient d’abord de Tontouta, puis du futur aéroport international de Ouanaham à Lifou.

UNE COMPAGNIE LOW COST
Pour le président de la province Iles, le dimensionnement de la compagnie, forte de 70 salariés, permet dés à présent, d’envisager le développement de ces lignes, non pas en tarifs commerciaux habituels, mais en « low cost ».

Outre l’apport de cette nouvelle desserte, Air Loyauté permettrait ainsi, toujours selon le président de la province, de « rétablir les liens ancestraux qui existaient entre les peuples du Pacifique. »

IL SERA TEMPS D’ÉTABLIR, POUR LA NOUVELLE CALÉDONIE,  UNE STRATÉGIE DE DESSERTE AÉRIENNE
La province des Iles Loyauté n’étant, pour l’instant, pas compétente en matière de desserte aérienne locale ou internationale, le président a officiellement informé la Direction de l’Aviation Civile et le membre du gouvernement en charge du secteur.

Dans son dernier rapport sur la compagnie Air Calédonie International, la Chambre Territoriale a surtout mis en exergue une lacune pour la Nouvelle-Calédonie : l’absence de définition de stratégie de desserte aérienne. En clair : quels moyens, locaux et internationaux, quelles actions, pour que le développement du transport aérien serve au mieux l’intérêt des voyageurs calédoniens, et les intérêts économiques et sociaux de la Nouvelle-Calédonie.

Cet exercice devient plus que jamais indispensable avant que la question de la desserte aérienne « ne barre dans tous les sens » …