CHERTÉ DE LA VIE EN CALÉDONIE : UN DÉFI POUR LA NOUVELLE MAJORITÉ

C’est entendu. La cherté de la vie, en Nouvelle-Calédonie, décoiffe n’importe lequel des observateurs. Certes, l’immobilier à la vente, est moins cher que … Paris et Sydney. Tout de même, il s’agit de villes de plusieurs millions d’habitants quand Nouméa en compte 100 000. Mais s’agissant du panier de la ménagère, des tarifs de restaurants, ou encore des pièces de rechange automobiles, le territoire est à la pointe … de la cherté. Défi.

Réduire le coût de la vie en Nouvelle-Calédonie, ou le stabiliser suffisamment longtemps pour que l’augmentation des revenus redonne un marge de pouvoir d’achat aux ménages, c’est une attente forte de la population.

Et pourtant. « Comité d’agenda partagé », Assises en tout genre, manifestations, grandes réunions entre les élus et les partenaires sociaux, rien n’y a fait. Le sentiment partagé est que la vie, localement, est trop chère.

Le  nouveau gouvernement est confronté à cet important problème récurrent. Si le précédent, globalement, a choisi la méthode coercitive entraînant des effets économiques négatifs pour de nombreuses entreprises, son successeur a décidé de choisir la voie de la concurrence et du dialogue préalable.

C’est d’ailleurs ce que ne cesse de recommander l’autorité de la concurrence, hostile au contrôle des marges, et plus sélective en matière de protection de marché.

Ainsi, l’ouverture à l’importation de certains produits en provenance d’Australie et de Nouvelle-Zélande pourrait être facilitée. La Nouvelle-Calédonie a la chance de disposer de deux grands fournisseurs à sa porte. Que n’en profite-t-elle, plutôt que de s’en protéger tous azimuts à coups de taxes et de tarifs douaniers !

D’autant que seule, la modestie des échanges a évité toute contestation de ces pays au regard du non-respect des règles du Gatt par la Nouvelle-Calédonie  …

En tout cas, une telle libération serait de nature à offrir au consommateur local des meilleurs prix, en même temps qu’un plus grand choix. Et il est vrai qu’en matière de protection de marché, il serait temps que le consommateur revienne … « au centre du dispositif ».