FIN DE L’IMPUNITÉ POUR LES CONTENUS HAINEUX SUR FACEBOOK

FACEBOOK FOURNIRA L’ADRESSE IP DE TOUT AUTEUR DE PROPOS HAINEUX À LA JUSTICE FRANÇAISE
Facebook fournira dorénavant à la justice française l’adresse IP des auteurs de propos haineux sur internet. Une demande que le gouvernement formulait depuis longtemps.

Publications à caractère homophobe, raciste ou antisémite… Désormais Facebook a promis de fournir directement à la justice française des informations pour identifier les internautes diffusant des contenus haineux. Concrètement, le réseau social s’est engagé à fournir les adresses IP – permettant d’identifier et de localiser l’ordinateur utilisé par un internaute – que lui demandera la justice française.

DÉFERLEMENT DE HAINE, JUSQU’EN NOUVELLE-CALÉDONIE
Une mesure qui doit aider à « mettre un terme au déferlement de haine à laquelle on assiste sur internet », souligne le secrétaire d’État au Numérique. Jusqu’à présent, rappelle Cédric O, « Facebook ne donnait les identifications que pour les contenus de terrorisme et de pédopornographie. Il ne le faisait pas pour les contenus de haine en ligne ».

Or, la loi française est très claire : tout ce qui est propos haineux, insultes, racisme, discriminations, antisémitisme est pénalement répréhensible. Il n’y a aucune raison qu’une personne puisse s’autoriser sur les réseaux sociaux quelque chose qui dans la vraie vie est illégal.

SUR SIMPLE DEMANDE JUDICIAIRE
Dans les faits, et sur demande judiciaire, Facebook fournira le moyen d’identifier l’auteur de propos répréhensibles par la loi. Le ministre du Numérique, Cédric O, a précisé qu’il s’agit d’une exception accordée à la justice française. “Ils nous ont annoncé que […], eu égard aux discussions qu’ils ont eues avec nous, ils allaient transmettre les adresses IP pour les contenus de haine en ligne qui seraient demandées par la justice. Ce qui est une énorme nouvelle” explique-t-il.

UN FRANÇAIS SUR DEUX
D’après un sondage Opinion Way publié fin 2018, plus d’un français sur deux affirme avoir été victime de commentaires haineux sur le Web, avec une représentation importante des plus jeunes (68% chez les 18-24 ans)