SERVICE D’URGENCE POUR LE PROCHAIN GOUVERNEMENT

Pendant qu’une chamaillerie pour des postes empêche la mise en place du nouveau gouvernement, la Cafat vient de révéler ses résultats pour l’année 2018. De quoi être inquiet. Mais au delà des régimes en péril, comme le Ruamm, ou en difficulté croissante, comme le régime de retraite, c’est la santé qui risque d’être paralysée dans les semaines à venir.

MENACE DE RUPTURE DE PAIEMENTS
Le président du conseil d’administration de la Caisse de prévoyance l’a indiqué : en raison de graves difficultés de trésorerie, les dotations aux hôpitaux ont du être retardées. Mais bien pire, si une solution n’est pas trouvée d’urgence, c’est la cessation de paiement qui menace. Avec à la clé, les salaires -2200 employés au seul Médipole !-, mais également, la multitude de prestataires et de fournisseurs.

LA SANTÉ EN SITUATION D’URGENCE
Le secteur de la Santé est déjà dans une situation d’urgence. Le Médipôle doit fermer de plus en plus de services, faute de médecins ! En souffrance, aussi bien la radiologie que l’ophtalmo ou encore l’oncologie. Et pour la Cafat, c’est la double peine : elle doit verser la dotation prévue à l’établissement, et … augmenter de manière spectaculaire ses remboursements pour les interventions du secteur privé surchargé en raison des lacunes du Médipôle !

LA FUITE DES MÉDECINS
Outre le krach financier qui menace, il est urgentissime de procéder à une réforme du statut des médecins hospitaliers : plus aucun spécialiste ne veut officier dans les hôpitaux calédoniens en raison des conditions défavorables de rémunérations, de gardes et de retraites qui leur sont offertes.

MODE CATASTROPHE
Une pénurie croissante de médecins qui est un comble pour cet équipement d’un coût de 50 milliards, dont quelques exemplaires équivalents seulement, existent en métropole …

En outre, le Médipôle n’est pas la seule structure hospitalière de Nouvelle-Calédonie. Cette situation affecte également les autres établissements.

Le blocage du gouvernement n’est pas qu’un cynique jeu politicien. Il risque de placer la Cafat, la Santé et la Santé en « mode catastrophe ».