GOUVERNEMENT : LA RECHERCHE ACTIVE D’UN ACCORD

L’Avenir en Confiance a pris l’initiative de proposer l’ouverture de discussions entre tous les partis politiques pour la formation du gouvernement calédonien. Le regroupement des loyalistes en a fixé le cadre : …  » un gouvernement consensuel et politiquement équilibré rassemblant autour de cet objectif commun d’intérêt général, l’ensemble des forces plébiscitées par les Calédoniens » pour mener à bien « les réformes nécessaires ».

Interrogé par NC1ère, dimanche soir, Malikulo Tukumuli, dont le parti charnière déterminera une majorité au Congrès en cas de listes uniques pour l’élection de l’Exécutif calédonien, s’est déclaré intéressé par le contenu de la proposition. Il a même indiqué que pour lui, le problème principal à résoudre est le logement, et que cette problématique porte également un ressort de relance économique.

De son côté, Calédonie Ensemble, non cité dans le communiqué, a exprimé ses critiques sur la proposition de l’Avenir en Confiance, estimant que ce parti a effectué un revirement après ses réactions vives sur l’élection à la présidence du Congrès.

Pour l’Uni-Palika, des points de désaccord profonds existent avec le parti loyaliste. En cela, rien d’anormal.

Au total, il semble bien qu’une issue, « apte à apporter la sérénité, la stabilité et la confiance dont la Calédonie a besoin » par la formation d’une sorte de gouvernement d’union, soit envisageable.

En fin de semaine, le Congrès devrait fixer le nombre de « ministres » de l’Exécutif territorial. Il faudra, dans une seconde phase, passer à l’élection de ses membres au scrutin de liste à la proportionnelle.

Le résultat en est encore improbable. Mais on sait, au moins, qu’en vertu de la jurisprudence sur le cas antérieur de Raphael Mapou, en cas d’égalité de voix, le membre élu, en balance, est celui appartenant au parti ayant recueilli le plus de voix aux élections provinciales.