FRONT NON-INDÉPENDANTISTE AU CONGRÈS : C’EST FIN MAL BARRÉ !

Rien ne va entre Calédonie Ensemble et l’Avenir en Confiance, ce n’est pas nouveau puisque leurs listes respectives se sont affrontées dimanche dernier, lors des élections provinciales. Mais depuis, les électeurs ont rendu leur verdict, en faveur de l’Avenir en Confiance. Reste maintenant à constituer les institutions, ou plutôt, à cocher les cases « postes ». C’est là que les choses se corsent.

C’est Sonia Backes et les responsables de l’Avenir en Confiance, Thierry Santa et Gil Brial, qui ont décidé de tendre la main à leurs adversaires non indépendantistes. L’Éveil Océanien, qui s’est d’ailleurs démarqué des deux camps, et Calédonie Ensemble, le frère ennemi.

Hier, les deux principales formations non-indépendantistes ont étalé leur différend sur la place publique.

L’Avenir en Confiance, majoritaire à la province Sud même si cette majorité n’est pas absolue, va administrer cette province. Logique. Le regroupement des loyalistes veut également présider le gouvernement  » afin d’instaurer une politique de relance économique et sociale pour laquelle les électeurs nous ont accordé leur confiance. » Tout aussi logique, puisque le vote de dimanche dernier a été une lourde sanction à l’encontre de la politique économique et sociale menée par le gouvernement sous le présidence de Philippe Germain, et donc de Calédonie Ensemble.

Reste donc la présidence du Congrès, proposée par le regroupement au parti de Philippe Gomes.

Ce dernier a refusé, estimant excessives les intentions de l’Avenir en Confiance. Rappelant l’ouverture de Pierre Frogier en 2007, avec le pacte républicain, puis celle de Philippe Gomes en 2014, avec le pacte de gouvernance solidaire, Calédonie Ensemble juge que ses concurrents loyalistes « ne sont pas à la hauteur des responsabilités qu’une victoire confère« .

Oubliant dans le même temps qu’en 2015, soit moins d’un an après la signature du pacte … solidaire, Calédonie Ensemble a « éjecté » Cynthia Ligeard de la présidence du gouvernement pour y installer Philippe Germain avec les voix indépendantistes. Et que Gael Yanno, soutien du parti de Philippe Gomes, a été imposé, contre la candidature de Thierry Santa à la présidence du Congrès en 2018 …

« En conséquence, Calédonie Ensemble se considère libre de tout engagement à l’égard de l’avenir en confiance, au sein de la province Sud comme au sein du congrès et du gouvernement« , écrit ce parti dans un communiqué.

Il est probablement encore trop tôt pour en tirer des conclusions définitives sur l’installation du Congrès et du gouvernement dans les jours à venir. Pour l’heure, comme aux Iles et au Nord, c’est la province Sud qui va élire son bureau.

Et comme dit le dicton, « à chaque jour suffit sa peine » !