PROVINCIALES : LA TENTATION COMMUNAUTAIRE

Comment viser les électeurs d’une communauté aux élections provinciales, et nier mener ainsi une action communautaire ?

La tentation, dans le milieu d’origine wallisienne et futunienne n’est pas nouvelle. Pratiquement, à chaque élection, une ou plusieurs listes communautaires tentent de rallier cet électorat.

Le calcul n’est pas sot. « Communauté non reconnue », « communauté sous-représentée », de quoi susciter un réflexe communautaire propre à viser le franchissement de la barre fatidique des 5 400 voix. Même lorsqu’un meeting se déroule dans une commune administrée par un maire calédonien … d’origine wallisienne !

Ce faisant, quant une communauté revendique sa propre représentation électorale en se fondant sur sa propre identité, elle s’éloigne de la communauté calédonienne.

En août 1988, en préalable à l’ouverture des négociations dites de la « rue Oudinot », siège du ministère de l’Outre-mer, le FLNKS avait déposé une motion demandant au gouvernement français d’accompagner le retour à Wallis et Futuna les habitants de Calédonie provenant de ce territoire.

Cette motion avait été refusée par le RPCR qui avait même menacé de quitter la table si elle n’était pas retirée. Ce qui fut fait. C’est ainsi que s’ouvrirent les discussions qui allaient tracer ce que chacun espérait devenir un « destin commun ».

Espérait …