LA SLN SUR LA VOIE DU REDRESSEMENT AVEC UN NOUVEL ACCORD SUR LE TEMPS DE TRAVAIL À DONIAMBO

Alors que se rapprochent les échéances qui pourraient conduire la SLN à une cessation de paiement, l’horizon semble se dégager pour la « vieille dame », après les déclarations très fermes en forme d’ultimatum de la présidente d’Eramet, Christel Bories. Deux nouvelles étapes.

EXPORTATIONS AUTORISÉES
La première étape de la remise à flot a été l’accord du gouvernement aux exportations de minerai non traitables à Doniambo, dont une partie pour l’usine coréenne de la SMSP. En 3 années, ces exportations pourront atteindre 4 millions de tonnes, apportant une précieuse trésorerie à la Société le Nickel.

RÉORGANISATION DU TRAVAIL À L’USINE
La deuxième étape a été franchie par la signature d’un accord sur des nouveaux horaires de travail à l’usine Doniambo. Dans les semaines à venir, l’usine ne fonctionnera plus à cinq, mais à quatre équipes pour des quarts rallongés de huit à douze heures. Les effectifs vont ainsi baisser de 80 personnes sans licenciements. Les salaires, eux doivent être revus à la hausse de 19,67%.

RESTE LE COÛT DE L’ÉLECTRICITÉ
Reste à présent la question du coût de l’énergie électrique approvisionnant l’usine. Pour l’instant, Enercal ne semble pas disposée à concéder le tarif sollicité, mais des solutions de tarifications liées au cours du LME semblent faire leur chemin.

MESSAGE POSITIF
Au total, il n’est pas faux de constater que la société est sur la voie du redressement et que ses perspectives de durabilité semblent se construire. Leur confirmation serait, en outre, un message très positif au monde économique calédonien, après le lancement du chantier hors norme des installations de stockage de l’usine Vale, dans le sud.