UC : OUVERTURE ET VIOLENCE VERBALE

L’Union Calédonienne a choisi l’ouverture à un maire non kanak en province Nord, mais confirme sa violence dans les propos à l’égard des non-indépendantistes.

On se souvient de « l’axe du mal », expression utilisée lors de la campagne électorale, pour qualifier ses adversaires. Cette fois, c’est l’exportation du minerai de nickel de basse teneur -en l’espèce, celle autorisée à la SLN par le gouvernement local-, qui est la cible de ses violences verbales.

Cette exportation est considérée comme « un pillage éhonté de notre ressource naturelle non renouvelable« . Quant aux citoyens qui ont voté l’autorisation, ils sont dénoncés comme ceux « qui favorisent et encouragent ces pratiques de pillage et de politique de la terre brûlée« . L’Union Calédonienne considère que ces élus sont « complices » d’actes aggravant la situation sans qu’il y ait la moindre contrepartie pour la Nouvelle-Calédonie.

Il faut comprendre que ce message s’adresse à tous les exploitants miniers qui ne fournissent pas la SMSP. Et que les milliers d’emplois directs, indirects et induits résultant de l’activité minière et métallurgique de la SLN ne constituent nullement une « contrepartie » de cette exploitation minière. Probablement parce qu’ils sont majoritairement situés en province Sud.

Que serait un pays indépendant géré dans ces conditions d’intolérance. Ou une majorité indépendantiste au Congrès et au gouvernement après le 12 mai …