PHILIPPE GOMES CONTESTE LES FAITS QUI LUI SONT REPROCHÉS

Philippe Gomes a choisi l’offensive. D’une part, il conteste sa participation au vote de la Commission permanente d’un texte concernant la SAS Nouvelle-Calédonie Énergie qu’il présidait. D’autre part, il estime que son vote, à l’Assemblée Nationale, autorisant la garantie de l’Etat en faveur de NCE qu’il présidait relève de la défense de l’intérêt général, et en aucun cas, d’une prise illégale d’intérêt.

« Je ne suis donc coupable d’aucune prise illégale d’intérêts, sauf à considérer que tous les élus participant aux débats ou aux votes relatifs à des entités dans lesquelles ils exercent une fonction de président ou d’administrateur, sont des délinquants !« , écrit-il dans un communiqué. En conclusion, le député de la deuxième circonscription estime que « cette procédure finira à la seule place qui lui convienne : les oubliettes de l’histoire judiciaire calédonienne ».
Cette conclusion relève d’un défi, lancé aux juges, d’établir sa culpabilité à l’examen des éléments qu’il détaille. Cependant, les juges ne sont pas en fonction pour répondre à des défis, mais pour rendre justice « au nom du peuple » en dehors de toute pression et en toute indépendance.
Une chose est en tout cas certaine. Un Parquet ne décide pas la poursuite, et un juge ne met pas en examen un député de la République à la légère. Pour le reste, certains pourraient penser, à tort, que le Pouvoir central ne s’est pas opposé à cette procédure qui s’inscrit pourtant dans un calendrier plus que sensible. A tort, faut-il le répéter, car Madame la Garde des Sceaux veille scrupuleusement à l’indépendance des Parquets. Bien entendu.