PHILIPPE GOMES MIS EN EXAMEN POUR PRISE ILLÉGALE D’INTÉRÊT

La nouvelle fait l’effet d’une bombe à 3 semaines des élections provinciales de Nouvelle-Calédonie : Philippe Gomes a été mis en examen pour prise illégale d’intérêt. Confirmée par le Parquet, l’information a été reprise en métropole, notamment par l’Express, le Figaro et Outre Mer 360. Rififi politique. 

COMMUNIQUÉ DU PARQUET DE NOUMÉA
C’est le procureur de la République de Nouméa qui a diffusé un communiqué de presse dans lequel il explique le cheminement de l’affaire qui a conduit à la mise en examen de Philippe Gomès, le 4 avril dernier pour prise illégale d’intérêts, « infraction qu’il conteste » a-t-il indiqué.

UNE DEMANDE DE LA HAUTE AUTORITÉ POUR LA TRANSPARENCE DE LA VIE PUBLIQUE
C’est par l’association de lutte contre corruption Anticor et la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique que le Parquet de Nouméa a été saisi. Cette dernière a transmis un dossier résultant de ses premières investigations, « considérant qu’il pourrait être reproché à Monsieur Philippe Gomès, en tant que député de Nouvelle Calédonie et membre du Congrès de Nouvelle-Calédonie, diverses opérations liées à sa présidence de la SAS Nouvelle Calédonie Energies (NCE) courant 2016 à 2018 et susceptibles de caractériser le délit de prise illégale d’intérêts« .

Suite à cette saisine, 2 juges d’instruction ont été chargés de l’enquête le 23 novembre dernier.

NOUVELLE CALÉDONIE ÉNERGIE
Le délit de prise illégale d’intérêt résulte « des indices graves et concordants rendant vraisemblable qu’elles aient pu participer, comme auteur ou comme complice, à la commission des infractions« .

Selon le dossier transmis par la Haute Autorité,  cette mise en examen serait donc consécutive à de faits en relation avec Nouvelle Calédonie Energie, dont Philippe Gomes a assuré la présidence avant de devoir la quitter sur l’injonction du Conseil Constitutionnel.

LA JUSTICE PAS IMPRESSIONNÉE
Ces ennuis judiciaires pour le fondateur et patron de Calédonie Ensemble intervient après une série d’auditions et de gardes à vue ayant frappé des élus et des collaborateurs du parti.

A l’évidence, la dénonciation, par Philippe Michel, Président de la Province Sud, de ce qu’il a qualifié d’instrumentalisation politico-judiciaire en plein calendrier électoral, n’a guère impressionné la Justice.

GRAVES ET CONCORDANTS
Aucun élément, du reste, n’indique que les parties émergentes de l’enquête en cours, il y a quelques jours, relèvent de la même affaire que celle justifiant la mise en examen du député de la deuxième circonscription. Ainsi, d’autres « pistes » seraient actuellement examinées.

A l’évidence, en tout cas, les faits sont suffisamment graves et concordants pour que la Justice n’hésite pas à intervenir à  quelques jours d’un scrutin local jugé déterminant pour l’avenir économique, social et politique de la Nouvelle-Calédonie.

LE JOUR DE LA PRÉSENTATION DE LA LISTE
Malchance, calcul ou ironie du sort : l’annonce par le Parquet et les médias de la mise en examen de chef de file de Calédonie Ensemble coïncide avec la présentation des 20 premiers de liste, en province sud, pour le prochain scrutin.

Reste maintenant à savoir si, en dépit de sa mise en examen, Philippe Gomes conduira, ou même figurera sur cette liste.