SÉCURITÉ ROUTIÈRE : PUNIR LE PLUS GRAND NOMBRE POUR QUELQUES DÉLINQUANTS

Décidément, après la « punition » de l’alcool, avec un prix prohibitif qui pénalise 270 000 Calédoniens qui boivent raisonnablement quand les abus sont perpétrés par quelques milliers d’ivrognes, les responsables envisagent de « punir » les automobilistes.

La mesure de limitation de la vitesse à 90km/H sur tout le territoire serait surtout pénalisante pour les broussards et les touristes. Pour les habitants de Nouméa et de l’agglo, la limitation existe déjà, à l’exception des voies rapides.

Cette limitation répond surtout aux carences des pouvoirs publics, du territoire comme de l’Etat : des routes en manque de zones de dépassement, l’incroyable retard pris pour la construction de l’autoroute Nouméa-Tontouta pourtant dans le Plan Routier 2013, l’absence de contrôles systématiques de vitesse sur les routes calédoniennes, l’absence de contrôle des véhicules qui roulent sans phares, et l’absence de contrôles d’alcoolémie à Nouméa.

Au lieu de cela, on veut davantage enfermer les Calédoniens dans un carcan de contraintes et de réglementations. Punir le plus grand nombre pour s’exonérer de contrôler quelques uns. Une réponse de technocrates au laxisme ambiant.

Quant au permis à points, que l’on commence par contrôler ceux qui … n’ont pas de permis, avant « d’emmerder » ceux qui en ont  !