ÉCONOMIE : LE NOUVEAU CRI D’ALARME DU MEDEF

UN NOUVEAU MODÈLE ÉCONOMIQUE PROPOSÉ PAR LE MEDEF – Il y a, d’un côté, le modèle économique mis en place par la majorité Calédonie Ensemble-Indépendantistes, et un modèle économique réclamé par la première organisation d’employeurs, le Medef.

GESTION AUTORITAIRE OU LIBERTÉ CONTRÔLÉE
Le premier est fondé sur la gestion autoritaire de l’économie par la réglementation, notamment, celle des marges des entreprises et des prix à la consommation. Le Medef veut tout le contraire et dénonce un dialogue social « piétiné », une économie « sur-réglementée » et « sans visibilité ».

EMBELLIE OU CRISE ?
L’antagonisme sur la perception de l’économie calédonienne est la même depuis plusieurs mois : tandis que le gouvernement Germain prévoit une embellie en 2019, avec un taux de croissance de 3%, les chefs d’entreprise constatent une situation qui ne cesse de se dégrader, conduisant à un sinistre économique.

L’ENTREPRISE AU COEUR DE L’ÉCONOMIE
La revendication du Medef local ne diffère guère de celle du Medef en métropole, au sortir de nombreuses années de socialisme affiché ou rampant, qui a fait de la France un des plus mauvais élèves de la classe « Europe » et conduit aux premières manifestations de désespoir des gilets jaunes : remettre la santé et la croissance des entreprises au cœur de l’action publique pour recréer de la richesse à répartir.

DÉRÉGLEMENTATION ET BAISSE DES DÉPENSES PUBLIQUES
En Nouvelle-Calédonie, le Medef demande pour cela une déréglementation de l’économie, et côté finances publiques, donc fiscalité, une baisse des dépenses publiques.

DEMANDE DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES
Revendication nouvelle qui montre le grave problème de compétence dans certains métiers, et ainsi, les lacunes en matière de formation : une ouverture aux travailleurs qualifiés. Et dans la foulée, pour les consommateurs et les prix, une ouverture aux marchandises.

VOLONTÉ DE CHANGEMENT
Alors que les élections provinciales ne sont plus désormais qu’à deux mois et quelques jours, la volonté de changement est claire. Les entreprises veulent interpeler « les futurs dirigeants ». Une façon de dire que pour eux, les dirigeants actuels ont fait leur temps …

DANS LE RESTE DE L’ACTU, c’est la météo qui tient le haut du pavé, après les caprices de l’ex-dépression Oma qui a perturbé la Nouvelle-Calédonie, déclarée zone sinistrée. Certes, aucune perte de vie humaine n’est à déplorer, et les dégâts provoqués par les eaux et le vent ne sont pas négligeables. Mais surtout, la déclaration de sinistre permettra une indemnisation sur tout le territoire.

Le Conseil Municipal de Nouméa a adopté son budget hier soir. Une décision économiquement importante puisque ce budget s’élève à 27 milliards et comprend près de 10 milliards d’investissements majoritairement pour les entreprises locales.

Côté handisport, Fairbank et Brignone poursuivent leur moisson de médailles, mais cette fois ci dans les Emirats Arabes.

Le Vice-président du Conseil d’Etat poursuit sa visite en Calédonie, et plus particulièrement, s’est penché sur le fonctionnement de la juridiction administrative. Le TA local juge en moyenne 500 affaires par an, et rend ses décisions sous une moyenne de 5 mois, soit deux fois moins de délai qu’en métropole. L’orientation vers la médiation se poursuit.