EN MAI, UN REFERENDUM EN PLUS DES PROVINCIALES ET DES EUROPÉENNES !?

C’est le Journal du Dimanche qui l’affirme : « Emmanuel Macron prépare un referendum en secret ». Extraits. (Intertitres noumeaPost)

« Pour s’extraire de la crise des  Gilets Jaunes, Emmanuel Macron se convertit à l’hypothèse d’un référendum. Selon les confidences de sources haut placées recueillies par le JDD, il envisage même de plus en plus sérieusement d’organiser cette consultation le même jour que les élections européennes, le dimanche 26 mai. Preuve tangible que ce scénario prend corps : le bureau des élections au ministère de l’Intérieur, chargé de l’organisation des scrutins, a pris langue en fin de semaine avec des imprimeurs et papetiers afin d’être prêt pour le jour J, si le chef de l’État confirme ce calendrier »

PAPIER PRÉ-RÉSERVÉ
« Le papier destiné au « matériel électoral », c’est-à-dire les enveloppes et les bulletins, a été préréservé – ce qui préfigure un appel d’offres en bonne et due forme dans les prochaines semaines, une fois le feu vert donné par l’Élysée. »

LE MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR PRÊT
« Officiellement, le ministère de l’Intérieur se refuse à tout commentaire. Mais plusieurs interlocuteurs confirment : « Nous nous préparons à toutes les éventualités, indique un haut fonctionnaire. Hors de question d’être pris au dépourvu. » Un autre le dit plus crûment : « Pas question de dire au Président, quand il prendra sa décision : “Ce n’est pas possible, il est trop tard”. C‘est un peu lourd, car ça implique d’anticiper des commandes, mais nous avons pris nos dispositions. »

DÉCISION IMMINENTE
« À en croire certains proches du chef de l’État, ce dernier n’a plus que quelques jours devant lui pour appuyer sur le bouton : « Il va falloir décider très vite, sous une semaine. » Selon cette source, le pourcentage de chances qu’un référendum se tienne le 26 mai est « très élevé ».

« (…)  Ainsi, en organisant un référendum le 26 mai, l’exécutif tenterait de rebondir aussitôt après les conclusions du grand débat, qui doivent survenir les week-ends des 9 et 16 mars via des assemblées ­générales citoyennes constituées de citoyens tirés au sort (…) »

UN REFERENDUM À QUESTIONS MULTIPLES
« (…)  Voilà qui peut inciter Macron à peaufiner son questionnaire. « Pour la ou les questions formelles, on peut attendre la fin du débat, le 15 mars », juge un poids lourd du gouvernement, qui considère qu' »on ne peut pas se contenter des questions institutionnelles, qui ne suffiront pas« . Il faudrait donc élargir la consultation aux questions économiques, sociales et sociétales.

« Grâce au « ­rétroplanning » préparé place Beauvau, le Président pourra ajouter ou modifier des questions jusqu’au dernier moment, et le budget de l’État semble à l’abri des surcoûts que causeraient des commandes de papier lancées à la dernière minute. Reste à Macron à donner le signal. Évoquant la piste du référendum devant cinq journalistes qu’il recevait à l’Élysée, il a déclaré jeudi : « Ça doit être cogité. » En réalité, sa réflexion est presque terminée. »