CALÉDONIE ENSEMBLE : RAILLERIES ET CRITIQUES CONTRE LES AUTRES LOYALISTES ET L’UC, ET PLAIDOYER POUR LE DIALOGUE

Bilan et perspective, c’était le maître mot du Conseil Politique de Calédonie Ensemble hier soir à l’UNC. De retour de métropole, Philippe Gomes n’a pas mâché, ni sa conviction que la Calédonie ne pouvait accéder à l’indépendance, ni ses mots contre les autres loyalistes et l’Union Calédonienne. Pour son parti, une seule perspective : le dialogue et le consensus.

À l’évidence, la campagne pour les provinciales a repris, ce qui n’est guère étonnant, à 6 mois du scrutin. Dans ce registre, Calédonie Ensemble cible précisément ses adversaires loyalistes, rappelant sa propre campagne. Campagne référendaire ? « Le Rassemblement et les Républicains Calédoniens n’ont pas fait campagne« . C’est sans nuance.

Dans la suite, les propos sont aussi tranchés. Railleries à l’égard du Rassemblement, qui, selon Calédonie Ensemble, d’un côté, veut supprimer les autres referendum, et de l’autre, veut ouvrir ces mêmes referendum aux « exclus ». « Faut savoir ?« , affiche l’écran.

Sonia Backes n’est pas mieux lotie, aux yeux de Philippe Gomes. « Tout et son contraire« , sur sa proposition de droit permanent à l’indépendance, et encore plus rude, avec une accusation de « choix de l’apartheid » pour avoir déclaré qu’il n’existait pas de peuple calédonien, et que le vivre ensemble était davantage un vivre « côte à côte ».

Le FLNKS, lui, et en particulier Daniel Goa, est vilipendé pour avoir fait « l’apologie de la violence« . Quant aux « réseaux sociaux », c’est l’idée de 3 collectivités libres de s’autodéterminer qui est clouée au pilori pour cause de contre-indication dans la loi organique actuelle.

Philippe Gomes a donc exposé la stratégie de Calédonie Ensemble pour les temps à venir : « la poursuite du dialogue et la recherche du consensus seule voie pour l’avenir ». Et de citer … Jacques Lafleur lorsqu’il affirmait que « le chemin du dialogue est le seul qui vaille ».

Dans cette perspective, le patron du parti, estimant que la victoire du « oui » est impossible, prône la poursuite de « l’émancipation du pays« . Son antienne : pas d’autre voie, -en référence à la Charte des Valeurs-, que la poursuite du dialogue et la recherche du consensus.

Backes et Frogier hors jeu, Goa trop violent, qui reste-t-il donc pour dialoguer et rechercher le consensus ?