LE NIET DU PALIKA AUX EXCLUS DU CORPS ÉLECTORAL

Depuis quelques semaines, un collectif ainsi qu’une association ont décidé de demander l’inscription des actuels « exclus » du corps électoral provincial et référendaire. Ce sont en effet plus de 41 000 citoyens français qui sont concernés.

L’ouverture de ce dossier est demandée par les intéressés dont beaucoup arguent que cette évolution est désormais possible à l’issue du scrutin du 4 novembre dernier.

RIEN AVANT LE TROISIÈME REFERENDUM
Pour le Palika, Emile Nechoro a signifié une fin de non recevoir. « On reste sur le corps électoral actuel tant qu’on n’a pas été au bout des consultations pour l’accession à la pleine souveraineté. On reste sur ce qu’on a décidé, signé, à un moment donné, et qui court tant qu’on pas décidé autre chose ensemble« .

En clair, le parti de Paul Néaoutyne formule un « niet » pendant la durée de l’Accord de Nouméa, c’est à dire jusqu’au troisième referendum théoriquement en 2022.

UN CONSENSUS, NÉCESSAIRE, ÉCARTÉ D’ENTRÉE
L’Etat pourrait-il réouvrir ce dossier brûlant ?

C’est peu probable. Le partenaire-arbitre s’est, en permanence, inscrit dans l’Accord de Nouméa. Celui-ci prévoit 3 referendum, lesquels auront probablement lieu. Dans ces conditions, la question du corps électoral ne pourra venir sur le tapis qu’à l’issue.

Une seule hypothèse pourrait modifier ce calendrier : le consensus entre les signataires et les nouveaux partenaires réunis en Comité des Signataires désormais élargi. La seule position du Palika écarte de fait cette spéculation.