REFERENDUM : COMBIEN DE « OUI », COMBIEN DE « NON » ?

 » Il ne faut jamais vendre la peau de l’Ours qu’on ne l’ait mis par terre », écrivit La Fontaine dans sa fable « L’ours et les deux compagnons ». Une fable, dit-on, inspirée de « de deux amis et de l’ours » écrit par l’auteur grec, Esope. En tout cas, ces morales pourraient utilement être rappelées à la veille du referendum où la victoire du « non », qui ne paraît pas faire de doute, est donnée parfois à 70%. Humilité.

Bien sûr, si le score du « non » atteint les 70%, ceux qui l’ont prédit, parfois en se raccrochant à des sondages, pourront crier victoire … de leur estimation. Mais cela est si souvent dit que l’on oublierait que la victoire de Bolsonaro, le nouveau Président brésilien, a été jugée « éclatante » avec un score de 55%.

Une chose est certaine : les indépendantistes ont mené une campagne de terrain, en brousse et aux Îles, très active. Sur la côte Est, par exemple, en dehors des agglomérations, c’est maison par maison que maires, responsables et militants séparatistes sont allés battre la campagne. Des milliers d’emblèmes indépendantistes en sont les témoins.

Pour autant, numériquement, même si tous les électeurs indépendantistes allaient voter, cela ne serait pas suffisant pour renverser ce qui est davantage qu’une tendance : les sondages grandeur nature que sont les élections provinciales depuis trente ans.

La question est donc : la mobilisation des partisans du « non » à l’indépendance sera-t-elle maximale ?

La réponse ne pourra être donnée que dimanche soir. Pas avant.