LE TOUR de CALÉDONIE AIR FRANCE : C’EST PARTI

C’est la plus ancienne épreuve mythique de Nouvelle-Calédonie. Portée par l’emblématique Gérard Salaun et une poignée de fidèles bénévoles, renforcée depuis l’an dernier par Thierry Fondère, double vainqueur de l’épreuve, le Tour Air France de Nouvelle-Calédonie débute ce samedi à Lifou. Sport.

SPORT ET COHÉSION SOCIALE
Le Tour cycliste de Calédonie est aussi la plus grande manifestation de cohésion sociale calédonienne. A preuve, pour la 6e fois, elle s’élancera de Lifou, grâce au soutien sans faille de la Province des Iles. Et pour la troisième année consécutive, deux équipes de compétiteurs kanak, au sein de l’équipe d’Ouvéa « Walenu Iaai », sera dans les pas, ou plutôt dans la roue, des 50 autres coureurs venus de plusieurs continents.

8e ACCUEIL DE LIFOU
Lifou accueille cette année deux étapes : un contre-la-montre, puis une course en ligne samedi, une grande étape vers le nord de l’île samedi.

Comme le rappelle la Brochure du Tour, l’étape des Iles n’est ni une promenade de santé, si sans conséquence pour la suite de l’épreuve. Florian Barket s’en souvient, lui qui, il y a deux ans, s’est fait piéger à Maré, perdu toute chance de figurer sur le podium.

LE VAINQUEUR DE L’AN PASSÉ PRÉSENT
Mardi prochain, les coureurs affronteront les épreuves de la Grande Terre. Pour les Tahitiens, les Japonais, plusieurs métropolitains, les Suisses, les Italiens, les Belges ou les coureurs de La Réunion, ce sera une découverte. Pour Leo Danes, vainqueur l’an dernier, l’enjeu sera de conserver sa couronne. Difficile, parce que comme chaque année, la participation est relevée.

C’est qu’en effet, le Tour Air France attire des cyclistes de haut niveau amateur. Plusieurs passeront professionnels, d’autres sont déjà devenus champions du monde dans leur spécialité. Et plane toujours sur « le Tour », l’ombre de Laurent Fignon et de Gilbert Duclos-Lasalle.

JUSQU’À QUAND ?
La première étape de la Grande Terre se fera devant la stèle érigée en mémoire du jeune Mathieu Riebel, disparu l’an passé dans un dramatique accident au Col de la Pirogue.

Cette tragédie qui a plongé une famille lointaine dans le deuil, a ébranlé toute l’équipe d’organisation. Ce n’est pas le moindre de ses mérites que de poursuivre pourtant son engagement, pour le sport, pour les jeunes, et pour la formidable cohésion sociale générée par l’épreuve. Jusqu’à quand?