CE QUE FERA L’ETAT EN CAS D’INDÉPENDANCE

Les choses sont claires : pas de double nationalité, plus de financements comme aujourd’hui, le Premier ministre a précisé la position de la France si les Calédoniens choisissent l’indépendance. Une Calédonie qui serait globalement traité comme le Vanuatu … Clarification.

L’Etat ne participera pas à la campagne référendaire. On s’en doutait. Mais le Premier ministre a précisé ce qui se passera, selon que les électeurs choisissent l’indépendance ou le maintien du territoire dans la République.

PLUS DE FINANCEMENTS AU MÊME NIVEAU
Première question, vitale pour le financement des services régaliens, et les diverses interventions en faveur des collectivités locales : l’Etat maintiendra-t-il les transferts actuels aux mêmes montants ?

Que nenni. « Les mécanismes actuels des financements de l’Etat, reposant sur l’Accord de Nouméa, n’auront plus de fondement juridique, et seront donc caducs. Les relations financières entre la France et la Nouvelle-Calédonie seront établies dans le cadre de la politique publique d’aide au développement« .

Quant aux accords de coopérations avec la France, ils seront évidemment possibles. Il en va ainsi du Vanuatu, dont la population est pratiquement équivalente. On parle de 3 milliards FCFP. Rien à voir, évidemment, avec les 170 milliards FCFP actuels. Qui profiteront au budget de l’Etat qui en a bien besoin …

PAS DE DOUBLE NATIONALITÉ
La France doit faire face à une immigration à problème, comme tous les pays d’Europe. Le Premier ministre prévient donc : « Le nouvel Etat déterminera également les critères permettant d’avoir ou d’obtenir sa nationalité. La population qui aura la nationalité du nouvel Etat obtiendra alors un passeport délivré par les autorités du nouvel Etat et pourra demander la protection de son nouvel Etat à l’étranger. Une loi française déterminera enfin les conditions dans lesquelles un maintien dans la nationalité française de certains ressortissants du nouvel Etat serait possible« .

En clair, pas de double nationalité. Sauf, peut-être, pour « certains ressortissants du nouvel Etat« . Si la loi le décide. Pour tous les nationaux de Kanaky, y compris ceux qui sont installés en France, un visa devra donc être sollicité, et « pour certains ressortissants« , une autorisation de séjour en métropole, voire de travail … Comme pour les Africains et autres étudiants, travailleurs ou sportifs !

RIEN DE CHANGÉ SI L’INDÉPENDANCE N’EST PAS CHOISIE
Le Premier ministre indique, en revanche, que si les Calédoniens optent pour le maintien du territoire dans la France, la République poursuivra ses engagements de tous ordres en Nouvelle-Calédonie. Ses habitants conserveront à la fois la nationalité française, et la double citoyenneté, française et européenne. Bien entendu.

L’Etat annonce que l’Etat réunira les « partenaires » après le referendum, et « quel que soit le résultat« .