AUTREFOIS, ON ADMIRAIT LA RÉUSSITE D’EDOUARD PENTECOST,

métis de Maré à l’intelligence prodigieuse, qui avait réussi, à la force du poignet, à bâtir localement un très grand groupe.

D’autres Calédoniens, en général parti de rien ou presque, ont connu en plusieurs décennies, et pour certains, en plus d’un siècle, des réussites remarquables dans le commerce et l’industrie.

L’ESPRIT « DES AMÉRICAINS » D’APRÈS GUERRE
Après guerre, et alors que la Nouvelle-Calédonie n’avait pas encore été imprégnée des idées gauchisantes de la métropole, diffusées d’ailleurs à gauche comme à droite, on admirait ces succès. L’esprit « des Américains », il est vrai, flottait dans un pays qui avait découvert, au travers de la guerre, les formidables évolutions du 20e siècle. Celles qui, au 21e siècle, ne repose pas sur l’assistance permanente des Etats-Providence, mais en majeure partie, sur la réussite économique libérale associée à une solidarité exercée sous l’égide de la puissance publique.

Mais depuis un peu moins de 30 ans, les mentalités ont évolué. En « copiant » la métropole ou 74% de la population jalouse, envie et critique les « riches », mais où 78% de la population … aspire à devenir riche !

UN DÉFAUT : ÊTRE CALÉDONIEN ?
En Calédonie, depuis une certaine émission de télévision où des familles calédoniennes se sont vues pointées du doigt, il est de bon ton, dans certains milieux de stigmatiser « les 10 familles » ! D’ailleurs, ce chiffre, en terme de réussites économiques et financières, est un peu fantaisiste … parce que bien davantage que 10 familles ont investi et prospéré en Calédonie.

Ces investissements, en tout cas, ont généré des milliers d’emplois, ont amélioré les structures économiques calédoniennes, et ont préservé un caractère pionnier de liberté d’entreprendre.

Un seul défaut, aux yeux de certains : cette mutation est le fait … de Calédoniens !

INVESTIR AILLEURS QUE DANS SON PAYS ?
Que des grands groupes locaux aient été bâtis par des familles et des personnalités locales, et qu’ils pèsent dans l’économie locale, quoi d’extraordinaire ? Et quoi de choquant qu’une personnalité,  impliquée dans l’analyse économique de Nouvelle-Calédonie, le constate ?

Dans le cas contraire, il faudrait expliquer « cash » qu’en matière d’entreprise,  les Calédoniens doivent « laisser la place » et investir ailleurs que dans leur pays …