POLITIQUE : MARTINE CORNAILLE PEUT-ELLE RÉUSSIR ?

La bien connue présidente d’Ensemble Pour la Planète, et actuelle membre du CESE, a décidé de se lancer en politique. Elle estime, en effet, que pour faire avancer plus efficacement la cause qu’elle défend, il vaut mieux être aux commandes.

C’est donc les prochaines provinciales qui seront visées, au cours desquelles, elle espère donc être élue.

DIRIGEANTS D’ORGANISMES OU D’ASSOCIATIONS
Elle rejoint ainsi les nombreux dirigeants d’organismes ou d’associations dont la notoriété a permis de tenter, et parfois de réussir, un parcours politique.

Il y a eu des leaders syndicats, comme Jean Pierre Aifa, Stanley Camerlynck, et plus récemment, Sonia Backes. Dans le passé, René Orezzoli, candidat aux législatives, avait été Secrétaire Général de la FOL, ou Claude Fournier, Président du CTOS.

Martine Cornaille est issue du milieu de défense de l’écologie. Curieusement, son annonce a presque coïncidé avec celle de la démission de Nicolas Hulot du gouvernement. Une personnalité issue de la société civile, et qui est remplacée par une autre personnalité, davantage rompue à la politique.

FRANCHIR « LA BARRE » AUX PROVINCIALES
Pour être élue en Province sud, sa liste devra passer le seuil d’environ 5 500 voix. Une belle performance, si cela était le cas. Sa future candidature alimentera le débat sur une écologie « transversale », qui doit être partagée par l’ensemble des citoyens, long et patient processus décrit par Cohn Bendit, face à une écologie représentée par un parti politique.

Quelle sont ses chances ? Il est bien trop tôt pour le dire. Sa candidature sera sans doute intégrée aux sondages à venir sur les intentions de vote.

A quel parti prendra-t-elle des voix ? Pour une part, aux partis dirigeants, implicitement accusés de ne pas faire avancer l’écologie, parmi les indécis ou les abstentionnistes habituels.

CULTIVER SON JARDIN
Thierry Cornaille, lui même issu de la société civile, avait tenté de secouer le mammouth de la politique. Il avait même réussi à faire adopter quelques réformes, avant de jeter l’éponge.

Martine Cornaille a décidé « de voir ce que pèse l’écologie en Nouvelle-Calédonie« . L’écologie locale est-elle un engagement politique, ou une préoccupation partagée par la société ?

« Soit nous serons élus, et donc nous aurons une légitimité, plus forte que la légitimité associative puisqu’on voit bien qu’on ne pèse rien. Soit je ne serai pas élue, et à ce moment là, j’aurais toutes les bonnes raisons de rester à cultiver mon jardin », a-t-elle déclaré. Un jardin bio, bien entendu.