CLASSEMENT DU RÉCIF : PERSONNE NE PARLE DE LA PRINCIPALE POLLUTION DU LAGON !

Célébrations des 10 ans du classement du récif calédonien au patrimoine mondial, Assises de l’Eau : à grand renfort de communication, on se gargarise du label obtenu pour une partie de notre barrière de corail. Ce label est une reconnaissance exceptionnelle et invite les autorités à préserver ce patrimoine. Or au delà de la « com » de rigueur, la principale source de pollution du lagon … est passée sous silence ! Inaction.

Bien sûr, il faut rendre hommage aux multiples associations et de bénévoles qui se mobilisent notamment pour sensibiliser les jeunes et la population à la protection du lagon et des zones coralliennes.

Il ne faut également pas ignorer les réglementations prises.

« PERSONNE NE S’INTÉRESSE
À CE QUI CONSTITUE
LA POLLUTION QUOTIDIENNE DU LAGO
N »

Mais concrètement, au delà de ces actions louables, au delà des réglementations qui ne valent que si elles sont respectées, et même au delà des réserves marines dont la première création remonte aux années 70, personne ne s’intéresse à ce qui constitue la pollution quotidienne du lagon !

Chaque jour, chaque semaine, chaque mois, des millions de mètres cubes de liquides pollués sont dispersés dans notre lagon, et peuvent atteindre la barrière corallienne.

« UNE POLLUTION SILENCIEUSE »

Ces rejets, ménagers, industriels, agricoles ou miniers sont oubliés dans les colloques, les séminaires, les anniversaires qui donnent meilleure conscience.

Ces effluents, transportés par les rivières ou directement rejetés dans les eaux du lagon, devraient faire l’objet d’une attention particulière dans le cadre de l’ensemble du dispositif d’assainissement.

Mais le temps semble plus que jamais être celui de la « com ». Elle a l’avantage de mettre en lumière des personnalités ou des institutions. Passé la « com », le suivi et les actions passent à la trappe …

Il en va ainsi du beau lagon calédonien. Pendant que s’effectuent les réjouissances, et que la « com » succède à la « com », silencieusement, les effluents pollués se diffusent jusqu’aux minuscules madrépores. Le « patrimoine mondial » meurt un peu chaque jour.