AFFAIRE WEDE : HONTE À LA SOI-DISANT DEVISE « TERRE DE PARTAGE »

Il y a 8 ans, les membres du clan Wede étaient expulsés de Unia. Leurs maisons et leurs biens étaient saccagés et pillés. Partis sous escorte des gendarmes, les expulsés se sont réfugiés au Mont Dore. Ils y sont encore.

Les juridictions se sont contredites, et le Conseil d’Etat vient de trancher : l’Etat n’est pas responsable, les indemnisations versées n’avaient pas de fondement juridique. Bref, que les Wede se débrouillent !

Mais les jugements sont une chose. L’état de la société calédonienne en est une autre.

En grandes pompes, il y de cela quelques années, la devise du « pays » avait été adoptée : « Terre de parole, Terre de partage ». « Magnifique » se sont esbaudis les courtisans des démagogues. Pour couronner cette fulgurante avancée vers un destin commun, les mêmes ont applaudi au « merveilleux » hymne calédonien que personne ne connaît.

Dans la « Terre de partage », les expulsés de 1984, de Lifou, de Canala ou d’ailleurs sont toujours des réfugiés. Tout comme les Wede, trente quatre ans plus tard.

La cerise sur le gateau, c’est l’illusion entretenue sur des valeurs idylliques que notre particularisme nous aurait conduit à partager. Une triste farce.

Tout cela nous ramène à ces fameuses « valeurs ».

Nous partageons les valeurs de la République et celle de la France, fondatrice des Droits de l’Homme. C’est la réalité, peu innovante, et peu surprenante pour les Français que nous sommes.

Quid alors des valeurs dites « locales » ? Facile. Il suffit de se pencher sur le dossier misérable de la famille Wede. Il est édifiant.