GEL DU CORPS ÉLECTORAL : QUI L’AVAIT SOUTENU ?

A la veille du referendum d’autodétermination, les Calédoniens sont sensibles au gel du corps électoral, situation unique dans le monde. Ce gel avait été adopté par l’Assemblée Nationale le 13 décembre 2006, avait d’être consacré par les Chambres réunies en Congrès. A cette époque, François Baroin était ministre de l’Outre-mer et avait défendu le texte tout comme la plupart des élus de l’UMP et de l’UDF. Morceaux choisis.

NE M’APPELEZ PAS « CALDOCHE »
Aux côtés des deux députés de la Nouvelle-Calédonie, Jacques Lafleur et Pierre Frogier, peu de parlementaires avaient soutenu la thèse du corps électoral « glissant ».

Accessoirement, Jacques Lafleur en avait profité pour dire à René Dosière : « Permettez-moi de vous dire, cher collègue, que je n’aime pas plus être désigné sous le terme de caldoche que vous n’appréciez sans doute que l’on vous traite de Zoreille… « 

L’ETAT CONSIDÈRE QU’IL S’AGIT D’UN CORPS ÉLECTORAL GELÉ
Le Conseil Constitutionnel avait donné raison à l’interprétation du corps électoral « glissant ». C’est pourquoi, une modification était nécessaire. François Baroin avait donné la position du gouvernement « Même si le temps a passé, on peut invoquer l’esprit des accords, ou à défaut, leur logique. Elle était bien, selon les accords de Matignon, de réserver la participation « aux scrutins qui déterminent l’avenir de la Nouvelle-Calédonie » – dont les élections provinciales – aux « populations intéressées à l’avenir du territoire, c’est-à-dire aux électeurs présents dans le territoire à une certaine époque et à leurs descendants ». Voilà pourquoi, de façon constante depuis 1999, l’État considère qu’il s’agit d’un corps électoral gelé. »

NOUS SALUONS LE COURAGE DU GOUVERNEMENT
Au cours de la séance, Christophe Lagarde, récemment sur le territoire, avait déclaré : « L’UDF comprend l’amertume des citoyens qui se sentent aujourd’hui floués. François Bayrou l’a mesurée sur place, et nous la comprenons d’autant mieux que nos responsables locaux ont milité et voté contre l’accord. Cependant, fidèles à notre esprit de responsabilité, nous considérons qu’un accord est un accord, et que lorsque la France engage sa parole, elle doit la tenir. C’est la raison pour laquelle nous saluons le courage du Gouvernement qui nous présente ce projet de loi, et prenons acte avec satisfaction de l’engagement de réunir le Congrès avant la fin de cette législature«